« Fin du rêve » et larmes de Messi, titre la presse argentine, l’Espagne encense ses « rois »

« Fin du rêve » et larmes de Messi, titre la presse argentine, l’Espagne encense ses « rois » - Belga

« Les rois de tous les temps ! », « l’Espagne invincible », « L’Espagne entre dans l’éternité » : la presse espagnole n’avait pas assez de superlatifs lundi pour célébrer l’exploit de sa sélection en finale de la Coupe du monde face à l’Argentine. Les médias argentins ont, eux, reconnu la défaite contre « une équipe espagnole nettement supérieure », estimant qu’elle marque la « fin du rêve ». Ils se sont surtout attardés sur les larmes de son champion, Leo Messi.

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FRANCK FIFE / AFP

Pour le quotidien sportif « Marca », les joueurs de la Roja sont tout simplement « Les rois de tous les temps », saluant cette « deuxième étoile qui vient se broder sur le maillot espagnol après une nouvelle démonstration de jeu collectif ».

As, l’autre quotidien sportif, assure que cette victoire rappelle le premier titre, acquis en 2010 : « Comme la première fois » titre-t-il.

Et de souligner que « jamais auparavant un pays n’avait été en même temps champion du monde en catégories féminine et masculine ». L’équipe d’Espagne féminine a été sacrée en 2023.

« L’Espagne règne sur le monde, une réalité que son football traduisait déjà et que la Coupe du monde a confirmé. La deuxième étoile est déjà en route vers la péninsule pour venir s’incruster sur la poitrine d’une sélection admirable, qui compte un nouveau héros », écrit le journal catalan la Vanguardia, mettant en avant le buteur de la soirée Ferran Torres qui « ouvre » selon lui « les portes de l’éternité ».

Quant au quotidien ABC, qui s’est rajouté deux étoiles à son titre pour l’occasion, il n’a qu’un adjectif pour qualifier la situation : « Invincible ».

El Pais estime lui que « l’Espagne entre dans l’éternité » avec ce « deuxième titre mondial contre la tenante du titre, réduite presque à néant ».

L’Argentine, souligne le journal, « n’a pas tiré une seule fois avant le but de la Roja, fait insolite. Jamais une équipe n’avait passé les 90 minutes d’une finale sans tenter sa chance. Aucune non plus jusqu’à la 117e » minute.

Pour El Pais, « le jeu de la sélection de Luis de la Fuente a démantelé l’Argentine du mythique numéro 10 (Lionel Messi, ndlr), l’a brûlée par le jeu, l’a piquée d’une succession de frappes molles et l’a finalement achevée d’un coup de pied du gauche. Elle a fait ses adieux à Messi en Coupe du monde avec une prestation collective magistrale ».

Le ton était tout autre du côté argentin. « Fin du rêve, l’Argentine a résisté jusqu’où elle a pu », titre La Nacion avec comme photo principale les larmes du capitaine.

« L’équipe de Lionel Scaloni a tenu bon pendant près de deux heures grâce à une performance exceptionnelle d’Emiliano Martínez (...) mais a fini par céder en fin de match », écrit l’article principal.

« Merci Scaloneta (les hommes de l’entraîneur Lionel Scaloni, NDLR) : il ne reste que les joies, les souvenirs et, pour un temps, les regrets », titre Pagina 12.

« L’Argentine s’est battue jusqu’au bout mais (...) n’a jamais réussi à imposer son jeu et a dû faire face à l’expulsion d’Enzo Fernández ainsi qu’aux blessures de Cuti Romero et Lisandro Martínez », note en premier lieu Infobae, saluant « malgré tout l’Albiceleste (qui) a conclu une nouvelle Coupe du monde brillante ».

Clarin reconnait également « la supériorité de l’Espagne » et tire un coup de chapeau au gardien Emiliano « Dibu » Martinez qui « a montré pourquoi il est un pilier essentiel de la sélection argentine ».

Pagina 12, plus sévère, pointe « un très mauvais match » de l’Argentine « où elle n’a tenu le coup que grâce aux arrêts de Dibu Martínez ». « L’Espagne, championne à juste titre », affirme d’emblée la publication.

L’ensemble des médias argentins consacre un article à part aux larmes de Messi, après avoir reçu sa médaille d’argent dans ce qui pourrait être son dernier match avec la sélection nationale.

« Au début, il n’a pas pleuré. Il s’est montré fort, mais amer face à la fin d’un cycle qui aurait pu être triomphal », détaille Clarin.

« Mais lorsqu’il est passé devant le trophée et qu’il est descendu de la scène, Leo, alors que résonnaient des ‘Messi ! Messi !’ en tribunes, a fondu en larmes ».

Revenant lui aussi sur les larmes de Messi, le quotidien sportif Olé a souligné également la tristesse de Scaloni et « ses pleurs inconsolables et ses doutes quant à son avenir ».

Dans un édito à part, Pagina 12 note que « la fête est finie », retenant entre autres images de ce Mondial « la banderole (de la demi-finale Argentine-Angleterre) qui rappelle au monde à qui appartiennent les Malouines, et qui flotte héroïquement aux côtés de celui de la Palestine brandi par le sélectionneur égyptien ».