« En Italie Yamal jouerait en Série B » : Jürgen Klinsmann atomise la mentalité des clubs italiens

« En Italie Yamal jouerait en Série B » : Jürgen Klinsmann atomise la mentalité des clubs italiens - Samuel Guadi

L’ancien sélectionneur de la Mannschaft, profondément lié à l’Italie par son passé de joueur, livre une analyse sans concession sur les maux qui rongent la Squadra Azzurra.

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AFP

Pour le champion du monde 1990, le déclin italien s’explique avant tout par une frilosité chronique à lancer les jeunes talents dans le grand bain. Klinsmann pointe du doigt un système qui privilégie l’expérience au détriment de l’audace et du talent pur : « L’Italie paye le prix d’un manque de leaders, d’un manque de joueurs capables d’affronter leurs adversaires en un contre un et d’un manque de confiance envers les jeunes joueurs », a-t-il détaillé au micro de la Rai.

Pour illustrer son propos, l’Allemand a utilisé une comparaison qui fait mal au Pays du Calcio : « En Italie, Yamal et Musiala seraient probablement envoyés en Serie B pour acquérir de l’expérience. »

L’élimination subie face à la Bosnie-Herzégovine lors des barrages du Mondial 2026 reste une plaie ouverte pour celui qui a porté les couleurs de l’Inter et de la Sampdoria. Klinsmann ne cache pas avoir vécu ce naufrage comme un drame personnel : « J’ai énormément souffert avec mes amis italiens à Los Angeles (…) la nuit suivante, j’ai eu du mal à dormir. »

Au-delà de la gestion des effectifs, c’est toute la philosophie de jeu italienne qui est remise en question par le technicien germanique. Selon lui, la culture du résultat immédiat étouffe toute velléité offensive et créative : « Nombre d’entraîneurs privilégient encore l’objectif de ne pas perdre plutôt que celui de gagner à tout prix. Et voilà le résultat. »

Absente cet été, l’Italie retrouvera le terrain dès l’automne prochain pour la Ligue des Nations.