Lundi dernier, Omar Artan a été interrogé pendant onze heures à l’aéroport de Miami, avant d’être placé dans un avion en direction de la Turquie. Le jeune arbitre s’est vu refuser l’entrée sur le territoire américain parce qu’il aurait des liens avec le groupe militant somalien Al-Shabaab, une organisation figurant sur la liste des organisations terroristes des États-Unis. « J’avais tous les papiers nécessaires et un visa valide, et je n’ai cessé de répéter que je ne connaissais rien d’Al-Shabaab. Je ne suis qu’un simple arbitre qui voulait réaliser le plus grand rêve de sa vie : arbitrer une Coupe du monde. »
Entre-temps, l’UEFA, l’instance du football européen, a désigné Artan comme arbitre de la Supercoupe d’Europe opposant le Paris Saint-Germain, vainqueur de la Ligue des Champions, à Aston Villa, lauréat de l’Europa League, le 12 août à Salzbourg, en Autriche.
Artan figurait parmi les 52 officiels sélectionnés pour la Coupe du monde. L’année dernière, il a été élu Arbitre de l’année par la Confédération africaine de football (CAF). Arbitre FIFA depuis 2018, il a officié lors de la Coupe d’Afrique des Nations en 2023 et 2026.













