Pour son premier match de poule au MetLife Stadium, la Seleção a concédé un nul très inquiétant face à un Maroc sans complexe (1-1). Menés et bousculés, les Brésiliens s’en sont remis à un éclair de Vinicius Jr pour s’éviter une défaite historique. Le constat est d’ailleurs sans appel au pays : « Le Brésil frôle la catastrophe », s’alarme le site Itatiai.
Le traitement médiatique est à la hauteur de la déception, et les spécialistes locaux se montrent particulièrement sévères avec les troupes de Carlo Ancelotti. Fernando Kallás, journaliste pour Globo, a ainsi affirmé avoir assisté aux « pires 45 minutes depuis le 7-1 contre l’Allemagne » lors du Mondial 2014. Le reporter ne s’est pas arrêté là dans son constat individuel, ajoutant que « Ibánez, Igor Thiago et Casemiro ont été désastreux », avant de se demander ouvertement si « Raphinha mérite vraiment ce statut d’intouchable ? ».
Plus globalement, le niveau global du Brésil a déçu et la défense, en particulier, a été jugé trop « faible » selon le journaliste de Globo, Carlos Eduardo Mansur. Au milieu de ce naufrage, c’est l’arrière droit Roger Ibanez qui s’est retrouvé en première ligne des critiques. « Il était parfois débordé sur son marquage et, après cinq minutes Mazraoui l’a facilement dribblé sur une action qui a failli se terminer par un but », observe O Globo.
Au cœur du cyclone, on retrouve un Carlo Ancelotti dont la stratégie et la composition d’équipe ont été totalement ciblées. Invité à analyser la rencontre sur les ondes de RMC, le spécialiste du football brésilien Gary De Jesus a dressé un bilan des plus sombres : « Je peux vous dire que la lune de miel est terminée. Avant ce match il y avait un peu d’espoir, l’opinion publique le soutenait. Là ils se sont pris le mur. Il a raté son grand test. Ses choix sont critiqués, notamment les latéraux. Les 30 premières minutes ont fait très mal. J’ai entendu qu’elles étaient dignes du Paraguay, que le Maroc était le Brésil. Au milieu, c’était Titanic. »













