L’Iran disputera la Coupe du monde de football, « c’est sûr », a affirmé mercredi le président de la Fifa Gianni Infantino, alors que la participation de la Team Melli reste incertaine à moins de deux mois de l’ouverture du Mondial en raison du conflit au Moyen-Orient.
« L’Iran viendra, c’est sûr », a-t-il affirmé lors d’une conférence économique organisée par la chaîne de télévision CNBC à Washington. « Nous espérons qu’à ce moment-là (le début de la compétition le 11 juin, ndlr), la situation sera une situation pacifique, ce qui aiderait vraiment », a-t-il expliqué.
« Mais l’Iran doit venir, ils représentent leur peuple, ils se sont qualifiés, les joueurs veulent jouer », a affirmé M. Infantino.
Il s’est par le passé déjà engagé sur une participation de l’Iran à la compétition mondiale même si le président américain Donald Trump, avec qui M. Infantino s’affiche régulièrement, avait auparavant estimé que les joueurs iraniens pourraient ne pas être en « sécurité » aux États-Unis.
D’après le calendrier officiel, l’Iran doit disputer ses trois matches du groupe G aux États-Unis, coorganisateurs du tournoi avec le Mexique et le Canada. Son camp de base durant le tournoi est censé être situé à Tucson, en Arizona.
Au début du conflit déclenché par les États-Unis et Israël le 28 février, l’Iran a évoqué un « boycott » de la compétition, avant de demander à la Fifa de déplacer ses matches des États-Unis au Mexique, ce que l’instance mondiale a refusé.
« Le sport doit être en dehors de la politique », a réaffirmé mercredi le patron de la Fifa. « D’accord, nous ne vivons pas sur la Lune, nous vivons sur la planète Terre. Mais si personne d’autre ne croit à la construction de ponts et au fait de les garder intacts et unis, alors c’est nous qui faisons ce travail », a expliqué M. Infantino.













