Après Gabriele Gravina, Gianluigi Buffon quitte également son poste à la Fédération italienne !

Après Gabriele Gravina, Gianluigi Buffon quitte également son poste à la Fédération italienne ! - Samuel Guadi

Après le retrait acté du président de la Fédération Gabriele Gravina, c’est une autre figure emblématique du Calcio, Gianluigi Buffon, qui quitte ses fonctions de chef de délégation de la Squadra Azzurra.

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AFP

Si la décision de l’ancien gardien légende semble brutale, elle est le fruit d’un sentiment profond ressenti dès le coup de sifflet final de la rencontre face à la Bosnie-Herzégovine. Buffon a révélé avoir souhaité démissionner immédiatement : « Démissionner une minute après la fin du match contre la Bosnie était un geste urgent, qui me venait du plus profond de moi-même. Aussi spontané que les larmes et cette douleur au cœur que je sais partager avec vous tous. »

Il a ajouté : « On m’a demandé de patienter afin de laisser à chacun le temps de mener une réflexion approfondie. Maintenant que le président Gravina a choisi de se retirer, je me sens libre de faire ce que je considère comme un acte de responsabilité. »

Malgré une collaboration saluée avec le sélectionneur Gennaro Gattuso et le staff technique pour renforcer l’esprit d’équipe, le bilan sportif est sans appel : l’objectif fixé n’a pas été atteint. « Même si je suis sincèrement convaincu d’avoir beaucoup apporté sur le plan de l’esprit d’équipe et de la cohésion avec Gennaro Gattuso et tous les collaborateurs, l’objectif principal était de ramener l’Italie en Coupe du monde. Et nous n’y sommes pas parvenus », a-t-il précisé.

Pour Buffon, il est essentiel de laisser les mains libres à la nouvelle direction qui sera élue lors de l’assemblée extraordinaire du 22 juin prochain. Il défend toutefois le travail de fond amorcé durant son mandat, notamment sur la structuration des équipes de jeunes : « J’ai travaillé dans le but de repenser la manière dont sont formés les talents de la future équipe nationale. […] Je crois en la politique de la méritocratie et de la spécialisation des tâches. »

Alors que le football italien traverse ce que la presse locale qualifie de « troisième apocalypse » après ses absences aux Mondiaux 2018, 2022 et désormais 2026, il paraît très compliqué d’imaginer Gennaro Gattuso rester en poste.