Vingt ans d’attente touchent à leur fin. Ce mercredi, le Pays Noir vibrera au rythme d’une demi-finale aller de Coupe de Belgique qui s’annonce historique. L’effervescence est telle que les guichets de la boutique du club sont déjà clos : depuis lundi, plus un seul précieux sésame n’est disponible. Après avoir fait tomber le Club Bruges, le public carolo se prépare à transformer son stade en véritable chaudron.
Face aux Zèbres se dresse désormais l’Union Saint-Gilloise, championne en titre et habituée du dernier carré. Si l’expérience penche côté bruxellois, le staff carolo mise sur la fraîcheur de ses troupes : « Ils ont un peu plus d’expérience mais notre insouciance peut constituer un atout », analyse Cornelis. « Tout le monde est conscient que c’est une grande échéance qui se profile mais je n’ai pas ressenti de stress supplémentaire. »
Le technicien, fort de ses six finales disputées en tant que joueur, entend bien guider son jeune effectif vers l’exploit sans les brider par l’enjeu. Pour lui, la réception de l’Union ne doit pas être une simple phase d’observation, malgré le format aller-retour : « Si tu peux n’en jouer qu’une, c’est déjà quelque chose de grand. Pour y accéder, cela se joue sur deux matchs mais ce n’est pas pour ça qu’on doit trop compter ce mercredi à domicile. Il faut essayer quelque chose. »
La solidité défensive de l’Union est exceptionnelle cette saison avec seulement 12 buts concédés en championnat. Un chiffre qui ne semble pas intimider les Carolos, qui gardent en mémoire leur récent duel où la victoire leur avait échappé de peu suite à une intervention du VAR : « Ce sera un autre match dans un autre contexte mais on a montré qu’on ne devait pas avoir de complexes. Notre dynamique est importante », martèle l’entraîneur, avant de glisser un rappel piquant sur la perméabilité de la défense adverse : « Dont 2 par Charleroi. »
Au-delà de la tactique, c’est l’ambiance du Mambourg qui pourrait faire pencher la balance. Le souvenir du quart de finale victorieux reste le moteur principal de l’optimisme ambiant : « On sent de l’engouement. C’est fantastique pour Charleroi que le stade soit plein. Ça nous donne de la force », s’enthousiasme Cornelis. « On l’a vu en quart de finale avec ces 3 tribunes qui nous encourageaient. »













