Masters 1000 en Arabie Saoudite : l’ATP Bruxelles sacrifié sur l’autel des pétrodollars

Masters 1000 en Arabie Saoudite : l’ATP Bruxelles sacrifié sur l’autel des pétrodollars - Samuel Guadi

Dans une enquête, The Athletic a dévoilé la tactique de l’Arabie saoudite pour obtenir un Masters 1000 de tennis dans son pays.

circus
Photo
AFP

C’est un secret de polichinelle à ce stade : l’Arabie saoudite souhaite obtenir un tournoi ATP de grande envergure. Si un Grand Chelem ne semble pas possible (n’oublions pas que c’est l’ITF qui gère les Grand Chelem et non l’ATP), un Masters 1000 devrait voir le jour d’ici quelques années. Selon une enquête de The Athletic, l’ATP a activé une stratégie agressive de rachat de licences de tournois, financée par le fonds souverain saoudien via l’entité SURJ Sports Investment.

Il y a déjà quelques jours, on apprenait via des rumeurs en Italie que l’ATP Bruxelles serait racheté par la Fédération Italienne, afin de créer un nouveau tournoi sur gazon, à Milan. L’enquête de The Athletic précise ce rachat : la licence a été rachetée par l’ATP elle-même. Ce mouvement s’inscrit dans une volonté de centralisation totale : en rachetant ces droits de propriété, l’ATP libère des semaines stratégiques pour implanter de nouveaux événements lucratifs dans le Golfe, dont un futur dixième Masters 1000 en Arabie saoudite.

Outre la capitale belge, des tournois historiques comme Acapulco et Buenos Aires sont également dans le viseur de cette grande braderie. Le Golden Swing, série de quatre tournois sur terre battue en Amérique du Sud, va définitivement s’éteindre. Ce n’est malheureusement pas une surprise : on sait que le futur M1000 de l’Arabie saoudite devrait s’implanter en février, pile au moment où la tournée en Amérique du Sud se joue.

Si cette injection massive de capitaux garantit la solvabilité du circuit, elle déplace inexorablement le centre de gravité de la petite balle jaune. L’ATP a clairement tranché, l’avenir du circuit ne se situe pas en Europe ou en Amérique du Sud mais au Moyen-Orient.