Jannik Sinner revient sur sa longue convalescence : « Le corps est le seul adversaire que l’on ne peut pas battre »

Jannik Sinner revient sur sa longue convalescence : « Le corps est le seul adversaire que l’on ne peut pas battre » - Jérôme Jordens

Dans un long entretien avec le quotidien La Repubblica, Jannik Sinner est revenu sur sa convalescence et sur l’importance de bien soigner ce problème de genou pour ne pas impacter la suite de sa carrière.

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Marco BERTORELLO / AFP

Jannik Sinner fera donc son retour aux Six Kings Slam en Arabie saoudite fin décembre. L’Italien n’est plus apparu sur un court de tennis depuis son sacre à Wimbledon en juillet dernier, la faute à un genou droit qui le fait souffrir.

L’Italien de 25 ans est revenu dans un long entretien avec La Repubblica sur cette longue période d’inactivité. Il y explique notamment ne pas s’être ennuyé, en assistant notamment au Grand Prix de Formule 1 de Monza, mais aussi en jouant à la PlayStation et en lisant un livre. Mais le tout, tout en ayant toujours le tennis dans un coin de la tête : « Je ne suis jamais resté sans rien faire et je n’ai jamais tourné le dos au tennis sous prétexte qu’il m’avait fait du mal. Au contraire, j’ai toujours beaucoup travaillé, aussi bien en salle de musculation que sur le court, ainsi qu’avec les kinésithérapeutes ».

Ce n’est pas la première fois que le grand Italien est gêné par les blessures dans sa jeune carrière. Et il est bien conscient qu’il est important de soigner du mieux possible ces petits pépins, même si cela peut être frustrant d’être éloigné des courts. « La patience est le mot qui résume le mieux cette période », reconnaît Sinner. « Le corps est le seul adversaire que l’on ne peut pas battre. Quand il te dit stop, tu dois l’accepter et suivre les conseils des spécialistes. Les blessures font partie du sport. Il faut être intelligent et comprendre quand jouer et à quelle fréquence. Il faut avoir une vision à long terme. Il n’y a pas que le présent qui compte. »

Ne pas pouvoir jouer est d’autant plus frustrant lorsque l’on peut perdre sa place de numéro 1 mondial à cause de cette blessure, comme c’est le cas de Sinner, qui pourrait voir Alexander Zverev prendre la tête du classement ATP. « On sème aujourd’hui, mais la récolte vient plus tard », analyse cependant Sinner, qui ne semble pas gêné par cette éventualité. « Ce qui fait toujours la différence, c’est le travail, la préparation que tu effectues, pas la chance. La chance peut t’aider à gagner un point, mais pas un match. »

On peut donc s’attendre à voir un Sinner motivé en janvier à l’Open d’Australie en janvier. Un tournoi dans lequel il aura une revanche à prendre puisqu’après deux victoires en 2024 et 2025, il avait été éliminé en demi-finale l’année dernière par Novak Djokovic.