« Il peut se prendre un coup dans les tripes et se remettre au boulot presque tout de suite » : Sinner a parfaitement géré la déception parisienne à Wimbledon

« Il peut se prendre un coup dans les tripes et se remettre au boulot presque tout de suite » : Sinner a parfaitement géré la déception parisienne à Wimbledon - Guillaume Jans

Jannik Sinner a connu une immense déception à Roland-Garros où il est sorti dès le deuxième tour mais il est revenu encore plus fort à Wimbledon.

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Belga

Jannik Sinner a remporté l’édition 2026 de Wimbledon. Le numéro 1 mondial est venu à bout de l’Allemand, Alexander Zverev en 4 sets lors de la finale et conserve donc son titre.

Pourtant, c’était loin d’être acquis car si le Transalpin réalise une superbe saison 2026 avec 5 Masters 1000 dans la besace, l’histoire n’était pas la même en Grand Chelem. En début d’année, il se fait sortir par Novak Djokovic au terme d’un combat épique en 5 manches à l’Australian Open. À Roland-Garros, il n’était pas bien et il est étrangement sorti au deuxième tour. Il était donc important de répondre présent lors du 3ème Grand Chelem de l’année.

« J’ai tout fait pour me placer dans les meilleures conditions possibles »

Selon Eurosport, Jannik Sinner est revenu sur l’épisode parisien : « Pour moi, ça a été une épreuve très difficile, mais l’année dernière avait aussi été éprouvante », explique le joueur de 24 ans. Mais tel un grand joueur, il a voulu revenir plus fort au plus vite : « En venant ici à Londres, j’ai tout fait pour me placer dans les meilleures conditions possibles afin d’être aussi compétitif que possible », a-t-il affirmé.

Darren Cahill, son coach, a d’ailleurs souligné sa capacité à rapidement tourner la page : « Jannik a une incroyable maturité sur ce plan. Il peut se prendre un coup dans les tripes comme ça, se remettre au boulot presque tout de suite, et se démener pour atteindre son prochain objectif ».

Sinner a décidé de ne pas prendre part aux tournois précédents Wimbledon afin de tout donner pour défendre son titre à Londres : « Nous sommes arrivés ici avec 12 jours d’avance pour lui permettre de se préparer, sans jouer de tournoi de préparation. Jannik se concentre simplement sur sa tâche et se met au travail. Il a encore fait preuve d’une excellente attitude tout au long du tournoi », explique le coach australien.

« Cinq jours parmi tant d’autres »

Jannik Sinner est heureux de ce titre mais reste, à son image, assez calme. Il souhaite prendre de la hauteur sur ce titre : « Pour être honnête, je ne dirais pas qu’il s’agit de soulagement. Parfois, un tournoi se solde par une réussite, et parfois non. C’est une chose sur laquelle on n’a pas vraiment de prise. Ne pas remporter de Grand Chelem ne constitue pas un échec. Ce sont des moments très, très rares. J’en compte cinq à mon actif à ce jour. On parle de cinq titres du Grand Chelem, mais en fin de compte, il ne s’agit que de cinq jours parmi tant d’autres. »

Pour Cahill, si le titre n’est pas le plus beau de l’Italien, cela restera un moment spécial de sa carrière : « Je ne pense pas que celui-ci ait été plus important que les autres auxquels il a participé, mais il avait une saveur vraiment particulière, c’est certain. »