Carlos Alcaraz veut en finir avec les matches tardifs en Grand Chelem : « Ils vont devoir faire quelque chose »

Carlos Alcaraz veut en finir avec les matches tardifs en Grand Chelem : « Ils vont devoir faire quelque chose » - Samuel Guadi

Un mois après son élimination face à Ben Shelton en quarts de finale de l’US Open, Carlos Alcaraz est revenu sur les conséquences des matches disputés jusqu’au bout de la nuit. L’Espagnol estime que le tennis doit revoir son organisation afin de mieux protéger la récupération des joueurs.

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AFP

Carlos Alcaraz n’a visiblement pas digéré son expérience vécue lors du dernier US Open. Battu par Ben Shelton au terme d’un quart de finale particulièrement tardif, l’Espagnol a profité de son passage à Londres avant la Laver Cup pour demander aux instances du tennis de revoir leur gestion des horaires.

Le match entre les deux hommes avait débuté mardi soir avant de se terminer mercredi matin à 3h33, après 4h28 de jeu. Une rencontre historique puisqu’elle est devenue la plus tardive jamais disputée dans l’histoire de l’US Open.

Pour Alcaraz, les conséquences sur la récupération sont trop importantes : « Pour un joueur qui termine à 3h30 du matin, cela signifie que nous devons quitter les courts à 4h30, puis rentrer à l’hôtel. On ne se couche pas avant 6h30 ou 7h du matin. Pour récupérer avant le match suivant, c’est l’adversaire qui a l’avantage. C’est trop. Ils vont devoir faire quelque chose. Je ne parle pas de 3h30, mais même finir à minuit, c’est déjà trop tard. »

À Wimbledon, une règle prévoit actuellement qu’un match ne peut pas se poursuivre au-delà de 23 heures, heure locale. Les autres tournois du Grand Chelem ne disposent cependant pas d’une heure limite similaire pour interrompre les rencontres.

Le problème des matches terminés au milieu de la nuit n’est pas nouveau. En 2024, Novak Djokovic avait notamment remporté son duel face à Lorenzo Musetti à Roland-Garros à 3h07 du matin. Plusieurs pistes ont déjà été évoquées pour réduire la durée des matches. Parmi elles, l’idée de modifier le format des rencontres en Grand Chelem, qui se disputent actuellement au meilleur des cinq sets chez les hommes. En août dernier, Novak Djokovic avait notamment proposé de réduire le nombre de jeux nécessaires pour remporter un set, en passant de six à quatre.

Andre Agassi, autre grande figure du tennis, n’est toutefois pas favorable à une suppression du format traditionnel des cinq sets dans les tournois majeurs : « Je suis absolument convaincu que nous devrions conserver ce format (en 5 sets). On ne veut pas que ça dure aussi tard. C’est regrettable. Je me suis souvent retrouvé dans cette situation (...) Il doit y avoir une distinction entre remporter les tournois du Grand Chelem, les plus grands tournois, et les autres semaines de l’année. »