Selon les procureurs, Rocchi aurait manipulé les nominations arbitrales pour favoriser ou protéger l’Inter Milan. Il lui est notamment reproché d’avoir placé Andrea Colombo au sifflet de Bologne-Inter en avril 2025, un choix qui n’aurait rien eu d’aléatoire. L’enquête suggère que cet arbitre était jugé « favorable » aux Nerazzurri au moment où ces derniers luttaient au coude-à-coude avec Naples pour le titre.
Le dossier mentionne également une ingérence lors de la demi-finale de Coupe d’Italie entre l’Inter et l’AC Milan. Rocchi aurait influencé la nomination de Daniele Doveri dans le but précis de « griller » sa disponibilité pour les journées de championnat suivantes, évitant ainsi qu’il n’arbitre l’Inter dans des matchs à enjeux. Plus grave encore, le patron des sifflets italiens est soupçonné d’avoir violé le protocole VAR lors d’Udinese-Parme en mars 2025 pour s’assurer qu’un penalty soit accordé aux Frioulans.
L’agence italienne AGI a confirmé que l’audience préliminaire se tiendrait dès jeudi prochain à 10 heures. Dans un communiqué publié par l’Agence italienne des arbitres (AIA), l’ancien officiel de terrain clame son innocence tout en annonçant sa mise en retrait : « Cette décision douloureuse et difficile, prise en concertation avec ma famille, vise à permettre le bon déroulement de la procédure judiciaire, dont je suis certain de sortir indemne et plus fort qu’auparavant. »
Samedi soir, le superviseur de la VAR, Andrea Gervasoni, a lui aussi été placé sous enquête pour fraude sportive. Il est soupçonné d’avoir fait pression sur ses collègues lors d’une rencontre entre la Salernitana et Modène. Selon les rapports d’enquête, après qu’un penalty a été sifflé en faveur de Modène, Gervasoni aurait « exhorté l’arbitre assistant vidéo, Luigi Nasca, à demander à l’arbitre central de consulter la vidéo afin de réexaminer sa décision initiale. »
Une affaire qui rappelle le scandale du Calciopoli en 2006 qui s’était terminé par une relégation pure et dure de la Juventus.













