Après un début de saison canon, De Bruyne avait vu son élan brisé par une blessure. Mais que les supporters napolitains se rassurent : le maître à jouer est de retour. « Je me sens à nouveau tout à fait moi-même. Je suis revenu plus tôt que prévu et j’en suis très heureux », a-t-il affirmé au micro de Radio CRC.
L’intégration dans le vestiaire a également été une surprise divine pour celui qui craignait le déracinement après tant d’années en Angleterre : « J’ai trouvé un groupe formidable. La qualité des joueurs m’a surpris, mais c’est surtout leur hospitalité qui m’a marqué. Ce n’était pas évident pour moi de quitter un groupe que je connaissais par cœur à City. »
L’un des chocs culturels les plus marquants pour De Bruyne reste la ferveur monobloc de Naples. Contrairement à Manchester, divisée entre les Citizens et les United, Naples ne respire que pour un seul blason. « Ici, on sent qu’il n’y a qu’une seule équipe. Les gens savent que je suis venu pour travailler dur, et le lien entre les joueurs et les fans est fusionnel. »
Côté vie privée, le Belge joue la carte de la tranquillité en périphérie de la ville : « Avec trois enfants, je suis assez occupé ! Je m’installe doucement, je vais parfois en ville pour profiter de l’ambiance, c’est nécessaire. »
Quant à la barrière de la langue, elle semble déjà s’effriter. Si s’exprimer reste un défi, Kevin De Bruyne déchiffre désormais les consignes et les échanges de ses coéquipiers. Interrogé avec humour sur son futur apprentissage du dialecte local, le meneur de jeu a répondu dans un éclat de rire : « Chaque chose en son temps ! D’abord l’italien, ensuite le napolitain. »













