Le patron de Manchester City se considérait un peu comme « le psychiatre » de Pep Guardiola

Le patron de Manchester City se considérait un peu comme « le psychiatre » de Pep Guardiola - Samuel Guadi

Pep Guardiola a officiellement quitté Manchester City à l’issue de la saison 2025-2026. Pour dresser le bilan de cette décennie historique, le président des Skyblues, Khaldoon Al Mubarak, s’est livré à cœur ouvert auprès des médias officiels du club.

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AFP

Derrière l’image de la machine à gagner imperturbable de Pep Guardiola se cachait en réalité un manager guidé par des émotions extrêmes, que le grand patron émirati Khaldoon Al Mubarak a dû apprendre à canaliser au fil des ans : « Au cours de ces dix années, il y a évidemment eu beaucoup de hauts et de bas. Et pendant les mauvais moments, il a dû démissionner 100 fois. C’est la fameuse histoire de « Pierre et le Loup ». Quand Pep vous dit « Je m’en vais », cela ne veut pas dire qu’il s’en va vraiment. Il ne faut pas prendre ça trop au sérieux, vous devez simplement le recadrer et le gérer. »

Al Mubarak avoue d’ailleurs avoir régulièrement troqué son costume de président pour une casquette bien plus inattendue lors des périodes de doute, notamment après les cruelles désillusions sur la scène européenne : « C’est plus qu’un simple entraîneur pour ce club. Pour moi, c’est un ami très proche. Je ne sais pas s’il osera l’admettre, mais je me considère un peu comme son psychiatre. J’ai dû l’aider à surmonter les moments difficiles au fil des ans. Les périodes de succès sont faciles à gérer, mais ce sont les défis qui ont forgé notre relation. »

Malgré ces alertes à répétition, le dirigeant savait que le point de non-retour finirait par arriver. Cette intuition s’est matérialisée en mai 2026, lorsque l’Espagnol a annoncé son départ malgré une année de contrat restante : « Cette fois-ci, je savais qu’il le pensait vraiment, c’est pourquoi je n’ai pas cherché à me battre pour le retenir. C’était la suite logique des choses »

Qui pour prendre la suite ?

Consciente de l’enjeu, la direction s’active en coulisses pour installer le successeur idéal, l’ancien adjoint de Pep, Enzo Maresca, étant pressenti en première ligne : « Nous avons mené un processus de réflexion très structuré et méticuleux. Soyez rassurés, l’équipe et moi-même sommes convaincus que nous allons faire venir le meilleur entraîneur possible pour ce club. Soyez juste un peu patients avec nous, l’annonce officielle sera faite très bientôt. »

Si le départ de Guardiola marque la fin du plus beau chapitre de l’histoire moderne de Manchester City, Khaldoon Al Mubarak insiste sur le fait que les fondations du club restent inébranlables : « Ce club est conçu et bâti pour gagner. Ce que Pep nous a apporté nous a fait franchir un palier, mais nous sommes encore loin d’avoir atteint notre apogée. »