Guardiola ironise sur les transferts de City : « Je ne comprends pas pourquoi le club ne dépense pas plus d’argent »

Guardiola ironise sur les transferts de City : « Je ne comprends pas pourquoi le club ne dépense pas plus d’argent » - Samuel Guadi

L’entraîneur catalan a ironisé en conférence de presse sur les faibles dépenses de City lors du mercato en comparaison avec leurs rivaux en Premier League.

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AFP

Le succès de Manchester City ne serait-il qu’une question de chéquiers ? C’est le cliché que Pep Guardiola s’est employé à démonter ce mardi en conférence de presse. Alors que les observateurs saluent la qualité du recrutement hivernal des Skyblues, marqué par les arrivées de Marc Guéhi et Antoine Semenyo pour 95 millions d’euros, le technicien a tenu à remettre les pendules à l’heure concernant la réalité financière du club sur le long terme.

S’appuyant sur les données de ces cinq dernières années, Guardiola a souligné que son club ne figurait qu’en septième position des dépenses nettes au sein du championnat anglais. Une statistique qu’il a commentée avec une ironie mordante : « Je suis un peu triste et contrarié parce qu’en matière de dépenses nettes au cours des cinq dernières années, nous sommes septièmes en Premier League. Je veux être premier ! Je ne comprends pas pourquoi le club ne dépense pas plus d’argent. Ça me rend un peu plus grincheux vis-à-vis d’eux. »

Pour le coach catalan, l’argument financier ne peut expliquer seul une moisson de trophées incluant six Premier League et une Ligue des Champions en dix ans. Son raisonnement est simple : si l’argent garantissait la victoire, la hiérarchie du football anglais serait bien différente : « Nous avons gagné dans le passé parce que nous avons beaucoup dépensé, donc six équipes doivent désormais remporter la Premier League, la Ligue des champions et la Coupe d’Angleterre, car elles ont dépensé plus au cours des cinq dernières années. Bonne chance aux six équipes qui sont devant nous en ce qui concerne les dépenses nettes au cours des cinq dernières années. » Alors que le club est sous pavillon émirati depuis 2008, Guardiola persiste et signe : ses résultats reposent sur des « faits » et une structure sportive solide, et non sur une suprématie financière qu’il juge désormais partagée par de nombreux concurrents.