L’Allemagne se lance pour la huitième fois dans une candidature olympique depuis 1972 et l’édition des JO d’été organisée à Munich, marquée notamment par l’attentat contre la délégation israélienne au village olympique, faisant onze morts au sein de l’équipe olympique d’Israël.
Les deux autres éditions des JO disputées sur le territoire allemand remontent à 1936, en hiver à Garmisch-Partenkirchen et en été à Berlin. Les JO d’été de 1936, dont le centenaire aura lieu dans dix ans, avaient été utilisés à des fins de propagande par l’Allemagne nazie.
Signe de l’implication au sommet de l’Etat, l’annonce a été faite par le président de la République, Frank-Walter Steinmeier, à Baden-Baden (sud-ouest), en présence également de l’ancien président du CIO, l’Allemand Thomas Bach.
Le dossier munichois se concentre notamment autour du parc olympique dans le nord de l’agglomération, hérité des JO-1972 et en pleine rénovation depuis quelques années. Le centre-ville et le reste de l’agglomération munichoise sont également fortement impliqués, pour un projet compact.
La ville de Munich a organisé à l’automne 2025 une consultation citoyenne, qui a abouti à un large soutien de la population (66,4 % pour un taux de participation de 42 %), alors que deux des trois dernières candidatures olympiques allemandes (Munich-2022 pour les Jeux d’hiver et Hambourg-2024 pour les Jeux d’été) s’étaient heurtées à l’obstacle référendaire.
Munich et le DOSB vont désormais poursuivre la phase de « dialogue continu » avec le Comité international olympique (CIO), jusqu’à une première sélection en mars 2027 pour basculer sur une phase de « dialogue stratégique », au cours de laquelle les dossiers retenus seront évalués de plus près et les villes-hôtes prétendantes seront visitées par une commission du CIO.
Fin 2028, le CIO désignera ensuite un ou plusieurs « hôtes préférentiels », qui devront fournir une série de garanties puis seront départagés mi-2029.













