Peter Bosz encense Vanaken avant le choc contre le PSV : « J’aimerais bien l’avoir dans mon équipe »

Peter Bosz encense Vanaken avant le choc contre le PSV : « J’aimerais bien l’avoir dans mon équipe » - Samuel Guadi

À la veille de la confrontation entre le PSV Eindhoven et le Club Bruges, Peter Bosz s’est montré particulièrement élogieux envers les Blauw en Zwart. L’entraîneur néerlandais a notamment salué leur régularité européenne.

circus
Photo
AFP

Avant la rencontre de Ligue des Champions entre le PSV et le Club de Bruges, l’entraîneur néerlandais Peter Bosz a déclaré en conférence de presse s’attendre à une opposition particulièrement intéressante et n’a pas caché son admiration pour le jeu développé par les hommes de Bruges.

« Le Club de Bruges est un bon adversaire, mais aussi une équipe intéressante. Ils pratiquent un football reconnaissable, avec beaucoup de jeunes joueurs. C’est également une équipe qui joue vers l’avant. Ce sera un véritable défi pour nous », a-t-il expliqué.

Le technicien néerlandais s’est notamment appuyé sur le classement européen : « Si vous occupez la 14e place du classement UEFA, ce n’est pas par hasard. Ils sont réguliers en Europe depuis plusieurs années. Et en championnat, ils sont une nouvelle fois en tête. »

Bosz a également rappelé que les Brugeois avaient réalisé une performance convaincante à Milan : « Ils ont une bonne équipe, sinon on ne gagne pas comme ça à Milan. Et ce n’était même pas volé. J’ai regardé intégralement le seul match qu’ils ont perdu, contre Aston Villa, et ils ne méritaient pas non plus de le perdre. »

L’entraîneur du PSV a ensuite détaillé les qualités offensives de son futur adversaire. Il a notamment mis en avant les montées des pistons, la vitesse des ailiers et l’efficacité de l’avant-centre brugeois. Mais c’est surtout Hans Vanaken qui a retenu son attention.

« Vanaken ? J’aimerais bien l’avoir dans mon équipe, oui », a-t-il lancé avec le sourire. « Cela me surprend encore qu’il n’ait jamais joué à l’étranger. Il est très intelligent. C’est assez atypique qu’un joueur aussi grand soit un aussi bon joueur de liaison. Généralement, les joueurs de sa taille évoluent plutôt en défense ou comme avant-centres. »

Bosz défend aussi le parcours de Forbs

Un autre joueur brugeois a reçu les compliments de Peter Bosz : Forbs. Le coach néerlandais estime que les critiques adressées à l’ailier témoignent parfois d’un manque de recul : « Les personnes qui tiennent des propos négatifs ne suivent pas Bruges. Aux Pays-Bas, nous sommes souvent irréalistes dans notre manière de critiquer. L’Ajax en est l’exemple extrême. Nous sommes très rapides à juger. Des joueurs sont souvent écartés à tort. Forbs le démontre aujourd’hui. Il fait un excellent travail et a complètement trouvé ses marques. »

Interrogé plus largement sur le football belge, Peter Bosz n’a pas voulu affirmer que la Belgique avait dépassé les Pays-Bas. Selon lui, les deux championnats connaissent des périodes plus ou moins favorables, avec des difficultés structurelles similaires : « Je n’oserais pas dire que la Belgique nous a dépassés. Je pense que nous sommes dans une situation assez similaire, avec le Portugal et, dans une certaine mesure, la Turquie. Nous connaissons une sorte de mouvement cyclique. Lorsqu’on a deux ou trois clubs en Ligue des champions, il devient plus difficile de récolter des points. Rester dans le top 3 est également impossible. Nous sommes trop petits pour cela, nous avons trop peu d’argent et nous devons vendre trop souvent nos meilleurs joueurs. »

Le Néerlandais voit toutefois de nombreuses similitudes dans la formation et la culture footballistique des deux pays : « Ce que je constate, c’est qu’il y a toujours beaucoup de talents qui émergent en Belgique. Quand je regarde le football anglais ou d’autres championnats, je me dis parfois : « Tiens, c’est aussi un Belge. » Ils sont toujours capables de former de bons jeunes joueurs, comme c’est également le cas ici. Les deux pays sont passionnés de football. Quand on est petit, tout le monde commence à jouer au football. C’est comparable. »

Enfin, Peter Bosz a refusé de désigner un favori pour cette confrontation. Le PSV entend poursuivre son parcours et compte tout mettre en œuvre pour s’imposer : « Je n’en ai aucune idée. Je n’aime pas trop les histoires de favoris. Ce qui compte, c’est de savoir qui gagne à la fin. Nous voulons aller plus loin et nous ferons tout pour remporter ce match. Cela doit toujours être notre état d’esprit, et ce n’est pas différent cette fois-ci, même si le Club de Bruges a réalisé de très bonnes choses. »