Le constat est cinglant : la prétendue suprématie du championnat anglais a subi un sérieux coup d’arrêt. Alors que Manchester City et Chelsea doivent surmonter un retard de trois buts, Liverpool s’est incliné à Galatasaray (1-0), tandis qu’Arsenal et Newcastle ont dû se contenter de partages face à Leverkusen et Barcelone.
Cette série de résultats décevants rappelle la saison 2022-23, dernière fois où aucun club anglais n’avait remporté son huitième de finale aller. Pourtant, avec six représentants à ce stade, la Premier League semblait intouchable. Paul Robinson, journaliste pour la BBC présent au Bernabéu, souligne ce paradoxe : « On parlait de la domination des équipes anglaises en Europe. Mais en Ligue des Champions, pas une seule n’a gagné. »
L’ancien gardien international s’étonne particulièrement de la déroute de City face à un Real Madrid pourtant diminué par les blessures : « Manchester City était dans une meilleure position que le Real. Ils ressemblaient à une équipe U23 avec quelques joueurs d’expérience. Mais ils ont été cliniques et bien coachés. »
Ce revers collectif soulève des questions sur l’état de forme des cadors anglais. Le rythme effréné de la Premier League aurait-il fini par émousser les organismes au moment de retrouver l’élite européenne ? Si Arsenal et Liverpool conservent de réelles chances de qualification, le bilan global est loin d’être aussi idyllique que prévu. Comme le conclut Paul Robinson : « Le tableau de la Premier League n’est pas aussi rose que certains le suggèrent dans le contexte de la Ligue des Champions. »













