La FIA ajuste un paramètre technique avant Suzuka pour améliorer les performances

La FIA ajuste un paramètre technique avant Suzuka pour améliorer les performances - Samuel Guadi

À l’approche du Grand Prix de Suzuka, la FIA et l’ensemble des motoristes ont tranché : la gestion de l’énergie électrique en qualifications va être modifiée. L’objectif est de permettre aux pilotes de pousser leurs machines plus près de la limite, en limitant les comportements contre-intuitifs imposés par la nouvelle réglementation 2026.

circus
Photo
AFP

Le changement paraît minime : la limite de recharge d’énergie autorisée par tour lors de la séance qualificative passe de 9,0 à 8,0 méga joules. Cette décision, validée à l’unanimité par Mercedes, Ferrari, Red Bull-Ford, Audi et Honda, vise à réduire le phénomène de « super clipping ». Il s’agit du moment où la monoplace coupe brutalement sa puissance électrique en fin de ligne droite pour recharger sa batterie, forçant le pilote à ralentir avant même le freinage. En réduisant la capacité de recharge, la FIA espère que les pilotes pourront attaquer les virages de manière plus naturelle et à une vitesse plus élevée.

Dans le paddock, cette modification est plutôt bien accueillie, même si les avis divergent sur son impact réel. Pour Lewis Hamilton, c’est avant tout une question de plaisir de pilotage : « En simulateur, nous devions faire énormément de « lift and coast » (lever le pied pour économiser), ce qui n’est vraiment pas agréable, surtout sur un tour de qualification. » Un sentiment partagé par son coéquipier chez Ferrari, Charles Leclerc, qui estime que cela permettra de moins gérer et de plus attaquer, tout en restant prudent : « Je ne pense pas que ce sera un changement radical, mais c’est une bonne chose. »

De son côté, le champion du monde Lando Norris attend de voir l’effet selon les tracés : « Sur certains circuits, ce sera bien mieux, sur d’autres, cela ne changera pas grand-chose. » Si l’idée est de supprimer les phases de roue libre, certains s’inquiètent de la perte de puissance globale. George Russell, actuel leader du championnat, souligne que les pilotes devront être « plus judicieux » dans l’utilisation de leur batterie mais que ce changement « ne changera pas grand-chose. »

Le son de cloche est plus critique chez Oliver Bearman, pilote Haas : « D’un côté, nous n’avons plus à lever le pied, ce qui est mieux. Mais cela nous rend encore plus lents. On perd un mégajoule par rapport à ce qu’on avait au simulateur. Je pense qu’il y avait de meilleures façons d’obtenir le même résultat. »

Max Verstappen, très critique de cette nouvelle régulation et en difficulté cette saison avec Red Bull, espère simplement que ce changement permettra de négocier le circuit japonais « plus proche du plein régime » qu’auparavant.

La FIA essaye de satisfaire ses pilotes mais surtout ses spectateurs, très critiques eux aussi du produit 2026, mais difficile d’être convaincu que ce changement soit suffisant. Sous la nouvelle mouture, des théories avaient été réalisées sur les pistes où les limites de récupération de l’énergie seraient les plus handicapantes : Melbourne et Suzuka étaient parmi les « pires » circuits.