C’est un nouveau samedi décevant qu’a vécu Max Verstappen. Éliminé en Q2, le quadruple champion du monde s’élancera depuis la 11e place ce dimanche pour le GP du Japon. Pire, c’est la première fois depuis le GP de Bakou en 2024 qu’il est dominé par un équipier, Isack Hadjar ayant réalisé le 8e chrono.
Forcément, le Néerlandais était loin d’être tout sourire au micro d’Het Laatste Nieuws : « Ça n’allait pas du tout. Si on corrige un problème sur la voiture, un autre s’aggrave ».
Il ne faut donc pas s’attendre à une grande remontée du pilote de 28 ans ce dimanche. Pire, sa motivation semble même entamée. « Honnêtement, j’ai hâte de faire d’autres choses, plus amusantes, dans les semaines à venir », répond-il lorsqu’on lui demande s’il a l’espoir que Red Bull parvienne à réduire l’écart avec ses concurrents lors du break forcé en avril suite à l’annulation des GP de Bahreïn et d’Arabie saoudite.
Malgré tout, sa mentalité de guerrier revient rapidement quand il est derrière le volant : « Dès que je monte dans la voiture, la motivation n’est plus un problème. Je donne toujours le maximum. Mais il faut que tout reste un plaisir dès qu’on en sort. Et ce n’est pas le cas actuellement. Si on est loin de chez soi 22 semaines par an pour les courses, et que ça arrive, on préférerait sûrement faire quelque chose de plus agréable dans la vie ».
Max Verstappen n’a jamais caché son désamour pour cette nouvelle réglementation et ces nouvelles F1. Malgré tout, il semble arrivé à un point inquiétant comme l’a expliqué son père, Jos : « Il n’aime pas ces nouvelles voitures et rien ne se passe comme prévu, ce qui n’est pas bon pour sa motivation. Je suis même inquiet pour son avenir en F1 ».
Une inquiétude qui ne va pas être calmée par la suite de l’interview de Max auprès d’Het Laatste Nieuws : « On dit parfois qu’en tant que pilote, il faut profiter au maximum de ces quelques années où l’on peut exercer ce métier. Mais comment y parvenir ? En prenant du plaisir à ce que l’on fait. En y prenant goût, n’est-ce pas ? Ce n’est pas le cas actuellement ».
Alors que l’on se trouve seulement au troisième des 24 rendez-vous de la saison, tout pousse déjà à penser que Max Verstappen a baissé les bras : « La Déception ? C’est du passé. Je suis déjà à l’étape suivante. Laquelle ? Je ne trouve pas le mot juste ».
« Résignation ? », lui demande le journaliste Joost Bolle. « Oui, c’est peut-être le mot juste », admet Verstappen. « Et ce n’est pas bon, n’est-ce pas ? »
La Formule 1 semble donc de plus en plus proche de perdre l’un de ses pilotes les plus talentueux et spectaculaires si elle ne parvient pas à rendre ces monoplaces plus agréables à piloter.













