Super League : le Real Madrid réclamerait 80 millions d’euros à six clubs anglais

Super League : le Real Madrid réclamerait 80 millions d’euros à six clubs anglais - Samuel Guadi

La Super League continue de faire parler d’elle, près de cinq ans après son lancement avorté. Alors que le Real Madrid reste le dernier grand club à défendre le projet, la formation espagnole réclamerait près de 80 millions d’euros à six équipes anglaises.

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AFP

Le projet d’une Super League reposait sur une ligue semi-fermée réunissant les plus grandes formations du continent, avec la promesse de rencontres prestigieuses et de retombées financières considérables. Mais la contestation avait rapidement pris une ampleur importante. Supporters, championnats nationaux et autres clubs s’étaient fermement opposés à cette initiative.

Face à cette pression, neuf des douze clubs fondateurs avaient rapidement fait marche arrière. La Juventus avait suivi en 2023, avant que le FC Barcelone ne se retire à son tour en février dernier. Le Real Madrid s’est ainsi retrouvé quasiment seul à continuer de défendre cette idée.

Mais le club madrilène n’aurait pas renoncé à faire valoir ses droits. Selon The Athletic, le Real Madrid estime que les six formations anglaises initialement impliquées dans le projet doivent participer aux dépenses engagées pour son lancement et sa promotion, malgré leur retrait rapide.

Les clubs concernés sont Manchester City, Manchester United, Liverpool, Arsenal, Chelsea et Tottenham. Le Real Madrid leur réclamerait au total près de 80 millions d’euros.

Jusqu’à présent, les coûts liés au développement du projet auraient été assumés par le Real Madrid, le FC Barcelone et la Juventus. Les trois formations auraient donc supporté seules des dépenses qui, selon le club madrilène, devraient également être partagées avec les autres membres fondateurs.

La question pourrait désormais se jouer sur le terrain juridique. Tous les clubs engagés à l’origine dans la Super League avaient en effet signé un contrat avec European Super League Company, une société holding basée en Espagne.

C’est notamment autour des obligations prévues dans cet accord que pourrait se nouer le prochain bras de fer. Le Real Madrid estime que les clubs anglais restent concernés par les frais liés au lancement et à la promotion de la compétition, même après avoir quitté le projet.