Séisme en Italie : le football n’est plus le sport numéro 1 du pays !

Séisme en Italie : le football n’est plus le sport numéro 1 du pays ! - Samuel Guadi

Considérée comme une véritable religion en Italie, le football a perdu sa place de sport le plus pratiqué du pays au profit du tennis et du padel. Portée notamment par les succès de Jannik Sinner et par des investissements importants dans ses infrastructures, la fédération italienne de tennis a dépassé celle du football en nombre d’adhérents.

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AFP

C’est un changement historique. Alors que le football a longtemps dominé sans partage, le tennis et le padel attirent désormais davantage de pratiquants en Italie. Selon les chiffres relayés par la presse locale, la Fédération italienne de tennis et de padel (FITP) compte aujourd’hui 1.162.477 adhérents, soit 20,2 % de l’ensemble des inscriptions fédérales. En comparaison, la Fédération italienne de football (FIGC) recense 1.123.054 licenciés, représentant 19,5 % du total.

Ce recul du nombre de pratiquants ne signifie pas que le football italien a perdu toute sa compétitivité. La Serie A demeure l’un des championnats majeurs du continent et occupe la deuxième place du classement UEFA évoqué dans l’article source. Sur la scène européenne, les clubs italiens ont également connu des succès récents. L’Inter Milan a notamment disputé deux finales de Ligue des champions en 2023 et en 2025. Lors de la saison 2022-2023, l’Inter, l’AC Milan et Naples avaient tous atteint les quarts de finale de la compétition.

Le principal problème se situe plutôt du côté de l’équipe nationale. Quadruple championne du monde, en 1934, 1938, 1982 et 2006, la Squadra Azzurra a manqué les trois dernières éditions de la Coupe du monde. Ces échecs ont contribué à fragiliser son image auprès du public, malgré le sacre lors de l’Euro 2021 sous les ordres de Roberto Mancini.

À l’inverse, le tennis bénéficie d’une popularité grandissante, largement portée par les performances de Jannik Sinner. Le joueur italien s’est imposé comme l’un des tout meilleurs au monde et a grandement contribué à la croissance de popularité du tennis. D’autres joueurs transalpins se sont également installés parmi les références du circuit ATP, notamment Flavio Cobolli, Luciano Darderi, Lorenzo Musetti, Matteo Arnaldi et Matteo Berrettini.

Près de 90 événements internationaux organisés en Italie

Mais la progression de la discipline ne repose pas uniquement sur les résultats sportifs. La FITP a également investi massivement dans le développement de ses infrastructures, avec la construction de courts, la création d’écoles de tennis et le recrutement d’entraîneurs.

La fédération a notamment misé sur l’organisation de compétitions pour développer la pratique et renforcer l’attractivité du tennis italien. Il y a 25 ans, le pays accueillait seulement huit tournois masculins de catégorie Challenger et 16 tournois Futures. Aujourd’hui, le calendrier compte environ 90 événements internationaux, répartis entre les circuits masculin et féminin. Parmi les rendez-vous majeurs figurent les tournois de Rome, avec le Masters 1000 masculin et le WTA 1000 féminin, ainsi que les ATP Finals organisés à Turin.

La progression du tennis se traduit également sur le plan financier. En 2025, les revenus de la FITP ont dépassé ceux de la FIGC. La fédération de tennis et de padel a généré plus de 240 millions d’euros, contre 214 millions pour son homologue du football, dont les recettes ont notamment été affectées par l’absence de grande compétition internationale.

Les projections pour 2026 sont encore plus ambitieuses : la FITP espère dépasser les 280 millions d’euros de revenus, un niveau inédit pour une fédération sportive italienne.