Le football norvégien se retrouve face à un drôle de paradoxe. Alors qu’il vient de vivre un de ses plus grands exploits avec la qualification de Bodo/Glimt en huitième de finale de Ligue des champions, une affaire de matches truqués vient d’éclater, comme l’ont annoncé plusieurs médias nationaux.
Le procureur Sahd Iqbal a depuis confirmé des arrestations et des perquisitions à plusieurs adresses, tout en précisant que « l’affaire n’en est qu’à ses débuts et de nombreuses étapes restent à franchir ».
Sept joueurs ont été arrêtés mercredi dernier, avant d’être remis en liberté. Ils restent cependant suspects. Et parmi eux, le média Dagbladet révèle que deux joueurs évoluent en première division, au KFUM Oslo, même si leur identité reste inconnue.
Thor-Erik Stenberg, le président du club, actuel sixième d’Eliteserien, a d’ailleurs confirmé l’information sur le site officiel du club : « Nous prenons cette affaire très au sérieux. Nous ne disposons pas de suffisamment d’informations pour commenter l’ensemble des détails, mais nous pouvons confirmer que deux de nos joueurs ont été mis en examen dans cette affaire ».
Un scandale qui fait évidemment mal au football norvégien. Le secrétaire général de la Fédération norvégienne de football (NFF), Karl-Petter Loken a parlé d’une situation « incroyable et regrettable pour les personnes impliquées et pour l’ensemble du footbal norvégien ».
« C’est particulièrement grave lorsque des joueurs sont soupçonnés d’être directement impliqués dans des pairs, même si cela n’implique pas de manipulation du résultat final du match. De manière générale, la manipulation des matches est l’une des plus grandes menaces pour le sport », a-t-il déclaré.













