La Coupe du monde 2026 sera-t-elle la dernière grande compétition de football sans la Russie ? Au vu des propos tenus par Gianni Infantino dans un entretien accordé à Sky News, la possibilité semble bien réelle.
« Nous devons le faire », a répondu le président de la FIFA lorsqu’on lui a demandé s’il allait se pencher sur la possibilité de lever les sanctions mises en place depuis 2022 à l’encontre de la Russie suite à l’invasion de l’Ukraine.
« Cette interdiction n’a fait qu’engendrer davantage de frustration et de haine », précise Infantino, pour qui « avoir des femmes et des hommes russes capables de jouer au football dans d’autres parties de l’Europe aiderait ».
À l’heure actuelle, les clubs russes, mais aussi l’équipe nationale, la Sbornaïa, ont l’interdiction de participer aux compétitions européennes et mondiales.
Alors que de nombreuses voix demandent également la suspension d’Israël, Infantino semble donc vouloir faire machine arrière et il veut même aller plus loin que lever l’interdiction touchant la Russie. « Nous devons écrire dans nos statuts que nous ne pouvons interdire aucun pays de jouer au football à cause des actes politiques de leurs leaders ».
Il a par ailleurs maintenu que Donald Trump méritait le prix de la paix de la FIFA qu’il lui a remis lors du tirage au sort de la Coupe du monde. « Ce n’est pas seulement Gianni Infantino qui le dit… il y a une vainqueur du Prix Nobel qui le dit », a-t-il déclaré, faisant référence à María Corina Machado, l’opposante vénézuélienne qui a offert au président américain la médaille de son Prix Nobel de la paix 2025. « Il a joué un rôle déterminant dans la résolution de conflits et dans le sauvetage de milliers de vies », a insisté Gianni Infantino.
Une fois de plus, Gianni Infantino semble vouloir faire cavalier seul et imposer sa pensée à la FIFA et donc à l’ensemble des fédérations de football.













