Le rapport de la CAF, révélé par le journal français Le Monde, est sans appel, particulièrement pour l’Ouganda. À l’heure actuelle, le pays ne possède aucun stade répondant aux attentes de catégorie 4, le niveau d’homologation requis. Les chantiers à Hoima et la rénovation du stade Nelson-Mandela à Kampala (45 202 places) accusent de sérieuses lenteurs.
Le Kenya, coutumier des désistements de dernière minute (1996 et 2018), se retrouve une nouvelle fois au pied du mur. Le stade de Talanta à Nairobi (60 000 places) aurait dû être livré fin 2025. Si les autorités locales promettent une livraison pour juillet prochain, la CAF reste sceptique face à ce qu’elle appelle un manque d’« harmonisation des infrastructures d’accueil et de transport » entre les trois nations. Seule la Tanzanie semble, pour l’instant, tenir ses engagements.
Face à ce qu’elle perçoit comme un risque industriel, la CAF explore déjà des solutions de repli. Selon plusieurs dirigeants de délégations, l’Afrique du Sud apparaît comme le sauveur providentiel. L’idée serait de confier l’édition 2027 à la nation arc-en-ciel, déjà équipée de stades aux normes mondiales, pour laisser le temps au trio est-africain de finaliser ses travaux en vue d’un report à l’été 2028.
Le Rwanda se tient également prêt à intervenir. Fort de ses infrastructures modernes, le pays des Mille Collines pourrait se proposer comme hôte de substitution si l’un des trois co-organisateurs venait à être officiellement déclaré incapable de recevoir l’événement.













