« Je peux quand même dire ce que je pense ? » : Olivier Deschacht répond à la polémique

« Je peux quand même dire ce que je pense ? » : Olivier Deschacht répond à la polémique - Samuel Guadi

Après avoir suscité de nombreuses réactions avec ses commentaires sur le football féminin dans le podcast Ongefilterd, Olivier Deschacht a tenu à clarifier sa position. L’ancien défenseur d’Anderlecht assure qu’il s’agissait d’une question de goût personnel.

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BELGA

La polémique autour d’Olivier Deschacht enfle. Sur le podcast Ongefilterd, l’ancien joueur d’Anderlecht avait été interrogé sur les chances d’OHL Women en Ligue des champions. Sa réponse concernant le football féminin avait rapidement fait réagir. « Je ne peux pas regarder ça », avait-il lancé, avant d’ajouter : « Avec tout le respect. »

Face à l’ampleur prise par la polémique, Deschacht a décidé de répondre dans des propos relayés par le Nieuwsblad. L’ancien défenseur assure ne pas comprendre pourquoi ses propos ont provoqué une telle réaction et insiste sur le fait qu’il ne souhaitait pas s’en prendre au football féminin.

« Je ne comprends pas quel est le problème », a-t-il déclaré, visiblement agacé. « Ma déclaration n’a rien à voir avec le football féminin et tout à voir avec mes goûts. Je ne regarde pas beaucoup la Formule 1 parce que je trouve ça ennuyeux. Je n’aime pas non plus regarder le rugby et le hockey, parce que le jeu est trop souvent arrêté. Le football féminin est l’un des sports que je ne regarde pas. Avec tout le respect, mais ça va moins vite et c’est moins technique. »

L’ancien Anderlechtois explique également que ses habitudes de consommation du football jouent un rôle dans son désintérêt pour d’autres disciplines : « Je regarde deux ou trois matchs masculins par jour. Ensuite, il est difficile de passer au football féminin. Désolé, mais ne faites pas de moi un monstre. »

Deschacht défend également le concept du podcast, dont le principe est de permettre aux intervenants de s’exprimer sans filtre : « C’est Ongefilterd ! Alors je peux quand même dire ce que je pense ? C’est justement le succès. Parfois, le football masculin n’est pas regardable, et nous le disons aussi. Récemment, j’ai démoli le Racing Genk, nous critiquons les entraîneurs. Mais quand cela concerne les femmes… Et toutes ces célébrités qui réagissent pour se rendre populaires, get a life. Je ne suis pas du genre à m’effacer et beaucoup de gens ne peuvent pas me voir en peinture. J’ai aussi appris à vivre avec ça. »

« Je ne vais pas m’excuser pour mes déclarations »

L’ancien défenseur estime même que la polémique a pris une ampleur disproportionnée par rapport à son statut actuel : « Je ne suis pas assez important pour provoquer une polémique médiatique comme celle-ci. Si un Dries (Mertens, ndlr) ou un Jan (Vertonghen) avait dit cela, je comprendrais la polémique, mais qui se soucie de ce que je dis ? Je le dis encore dans l’extrait : ils peuvent me considérer comme le pire footballeur. Je suis un défenseur qui a à peine marqué dix buts dans sa carrière, je suis suffisamment autocritique à ce sujet. Qui suis-je ? »

Malgré son ton défensif, Deschacht reconnaît également que ses propos auraient pu être formulés autrement. Il admet notamment que le contexte dans lequel évolue encore le football féminin mérite d’être pris en compte : « Est-ce que j’aurais pu le dire de manière plus diplomatique ? Absolument. Mais je suis Olivier Deschacht et je donne une impression un peu hautaine. Je ne voulais absolument pas attaquer le football féminin. »

Deschacht ne souhaite pas pour autant s’excuser : « Je ne vais pas m’excuser pour mes déclarations, mais je peux m’excuser de ne pas regarder le football féminin. Je dois peut-être être plus ouvert d’esprit et lui donner une chance. »