L’International Football Association Board (Ifab) a pourtant modifié le protocole cet été, permettant à la VAR d’intervenir si l’arbitre se trompait de coupable entre deux équipes. Cette règle a été activée deux fois au Mondial. D’abord pour annuler le carton de l’Américain Tim Ream et avertir le Paraguayen Miguel Almirón pour simulation. Ensuite, pour exclure le Suisse Breel Embolo en quart de finale face à l’Argentine, lui aussi coupable d’une grossière simulation.
Si ces décisions ont plu aux supporters, elles ont pris de court les championnats domestiques. Interrogées par la BBC, plusieurs ligues ont partagé leur inquiétude : généraliser cette lecture au niveau des clubs forcerait à réviser chaque carton jaune pour suspicion de plongeon. De plus, cela créerait un système inéquitable puisqu’une simulation ne pourrait être sanctionnée que si un joueur adverse avait été préalablement averti par erreur.
L’UEFA estime que requalifier une faute en simulation est un choix subjectif qui oblige l’arbitre à consulter son écran. Pour l’instance, l’erreur d’identité doit rester un fait purement géométrique et indiscutable. La simulation ne sera donc examinée par le VAR que si elle amène un penalty, un carton rouge direct ou un second avertissement injustifié. Par ailleurs, l’UEFA a rejeté d’autres directives du Mondial, refusant d’exclure les joueurs qui se masquent la bouche ou de remonter les hors-jeu sur les corners litigieux. Les ligues européennes devraient valider cette ligne de conduite minimaliste lors d’un sommet des chefs de l’arbitrage la semaine prochaine.













