Le palmarès de Zidane sur le banc merengue reste inégalé, avec notamment ce triplé historique en Ligue des champions entre 2016 et 2018. Pourtant, pour Gareth Bale, retiré des terrains depuis 2022, le génie tactique et humain résidait davantage chez le technicien italien : « Zidane était très respecté pour ce qu’il fut en tant que joueur. »
Pour l’ailier Gallois, la clé du succès dans un vestiaire aussi explosif que celui de la Maison Blanche ne réside pas uniquement dans les schémas tactiques, mais dans la gestion de l’humain. Sur ce point, Carlo Ancelotti semble avoir laissé une empreinte indélébile. Le Gallois a ainsi décrit la méthode unique de l’Italien : « Le style de management de Carlo était le meilleur. Même quand on ne jouait pas, il nous traitait comme ses meilleurs amis. Il avait ce don de mettre tout le monde de bonne humeur et de donner le meilleur de soi-même. »
Cette proximité n’empêchait toutefois pas une discipline de fer. Gareth Bale a tenu à nuancer cette image de « père tranquille » souvent associée à Ancelotti : « Ancelotti était comme un meilleur ami. Mais il avait un côté particulier : si on ne s’entraînait pas bien… il était impitoyable. » Une dualité qui, selon lui, faisait la force du Real.
Interrogé sur les méthodes de travail de Zizou, celui qui compte 258 matchs sous la tunique madrilène a révélé une approche très épurée, loin des analyses vidéos interminables ou des séances tactiques complexes : « Zidane, lui, ne s’occupait pas beaucoup de tactique, on faisait le strict minimum : entraînement, possession, tirs, et c’est tout. Un quart d’heure de tactique défensive. »
Cette simplicité apparente fonctionnait grâce à l’aura immense du coach, capable de fédérer les stars par sa seule présence. Pourtant, au moment de désigner son entraîneur de cœur, Gareth Bale n’a pas hésité une seconde en citant Ancelotti : « L’important n’est pas d’être l’entraîneur, mais de gérer les joueurs. Bien sûr, il y a des aspects tactiques, mais ça ne doit pas être omniprésent. »













