« Ce n’était pas le joueur que je voulais être » : Anthony Vanden Borre a des regrets sur sa carrière

« Ce n’était pas le joueur que je voulais être » : Anthony Vanden Borre a des regrets sur sa carrière - Samuel Guadi

L’ancien prodige du Sporting d’Anderlecht estime que son passage au poste de défenseur latéral a freiné son épanouissement et l’a empêché d’atteindre son véritable sommet.

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Interrogé sur ce qu’il changerait dans son parcours s’il en avait la possibilité, l’ex-Diable Rouge n’a pas éludé la question. Pour lui, tout s’est joué dès ses premiers pas dans le monde professionnel, lorsqu’on l’a installé dans le couloir droit, une position qui ne correspondait ni à ses envies, ni à sa formation initiale : « Je dirais, au commencement de ma carrière professionnelle, clairement, de ne pas me faire jouer latéral droit. C’est un poste que je n’aimais pas. »

Malgré une participation à la Coupe du Monde 2014 et une carrière internationale respectable, « VDB » porte un regard sévère sur l’image qu’il a renvoyée durant toutes ces années. Il évoque un décalage profond entre le joueur qu’il était sur le terrain et celui qu’il aurait dû devenir s’il était resté dans l’axe : « Oui, j’ai été à la Coupe du monde, mais ce n’était pas le joueur que je voulais être. J’aurais pu être un autre joueur, mais c’est la vie, c’est comme ça. On te donne la chance de jouer en équipe première, tu joues, tu ne réfléchis pas. Ça reste un match de foot. Même si on t’avait dit de jouer gardien, peut-être que tu l’aurais fait. Je me suis trahi moi-même. »

Si Anthony Vanden Borre a accepté ce repositionnement à l’époque, c’est avant tout par amour du jeu et par l’insouciance de la jeunesse. Avec le recul, il analyse ce choix comme un frein majeur à l’exploitation de ses qualités naturelles. Pour lui, le football ne se résume pas à occuper une place sur l’échiquier, mais à s’y sentir à sa place pour performer au maximum : « Pourquoi avoir accepté ? Parce que c’est du foot. C’est le jeu. Tu ne réfléchis pas. Sans savoir qu’en faisant peut-être une carrière à un autre poste, tu aurais pu atteindre ton plein potentiel, aller au bout de tes qualités. »

Aujourd’hui, celui qui a fait vibrer le Parc Astrid à de nombreuses reprises est persuadé qu’il aurait laissé une trace bien plus indélébile s’il était resté fidèle à son éducation footballistique : « J’aurais voulu jouer dans l’axe. Défenseur central ou milieu défensif, comme j’ai appris quand j’étais petit. »