L’Union Saint-Gilloise peut remercier Massiré Sylla. Alors que la Real Sociedad pensait avoir arraché la victoire dans les arrêts de jeu, le défenseur de 21 ans a réalisé une intervention exceptionnelle sur sa ligne pour préserver le partage (1-1). Une action décisive qui illustre parfaitement sa combativité et son refus de baisser les bras.
« J’ai simplement continué ma course. Comme toujours, je ne lâche absolument rien. Tant que l’arbitre n’a pas sifflé ou que le ballon n’est pas sorti, je ne m’arrête pas. J’ai continué ma course, j’ai bien suivi le ballon et j’ai réussi à le dégager », expliquait-il après la rencontre.
Une détermination qui lui a permis de sauver son équipe, quitte à y laisser quelques plumes : « Moi, j’y crois toujours ! Tant que l’action continue, je poursuis mon effort. C’est ce que j’ai fait sur cette phase. J’ai donné tout mon corps, je me suis un peu blessé, mais il fallait sauver l’équipe. Je donne tout pour elle. »
Le défenseur unioniste a également livré un duel intense avec Mikel Oyarzabal. Loin de se laisser impressionner par le statut de l’international espagnol, Sylla a abordé cette confrontation avec la même détermination que face à n’importe quel adversaire : « Quel match ! Hier, je me suis dit que, peu importe le joueur qui se présenterait face à moi, j’allais jouer mon jeu et imposer ma manière de jouer. Il est venu et nous avons livré un beau duel. C’est un champion du monde, je le respecte énormément. Il est aussi très intelligent et multiplie les courses dans mon dos. Mais cela reste un joueur, un être humain. Pour moi, c’était donc un duel comme un autre. »
Une réaction collective après Louvain
Massiré Sylla a surtout retenu la réaction de l’Union après l’ouverture du score espagnole. Les Bruxellois n’ont jamais renoncé et ont fini par être récompensés par l’égalisation. Une attitude qui contraste avec les difficultés rencontrées quelques jours plus tôt face à Louvain : « Je ne dirais pas que l’état d’esprit était mauvais contre Louvain. Les autres étaient fatigués. Ce n’est pas une excuse, mais beaucoup de joueurs revenaient de sélection, où ils avaient disputé des matches. Personnellement, je ne m’étais entraîné que deux jours, parce que j’étais resté deux semaines sans m’entraîner à cause d’une douleur au bras. On était fatigués et cela peut se comprendre. Nous ne sommes pas des machines. C’est un match qui s’est passé comme ça, maintenant il est derrière nous. Vous verrez, dès le prochain match, nous allons retrouver notre meilleur niveau. »
Pour Sylla, cette capacité à continuer de se battre quelles que soient les circonstances fait partie intégrante de l’identité unioniste : « Je pense que c’est ça, l’Union. Nous, on ne lâche jamais rien ! Depuis que je suis ici, je n’ai jamais vu cette équipe abandonner. Même contre le Club Bruges la saison dernière, quand nous étions menés 5-0, nous avons continué à pousser jusqu’à la fin. J’aime beaucoup cette mentalité. Nous sommes de vrais guerriers et nous ne lâchons absolument rien. »
Cette mentalité collective correspond aussi au tempérament du défenseur de 21 ans. Son engagement physique lui vaut régulièrement de terminer les rencontres avec des douleurs, mais il ne compte pas modifier son approche : « Même si on me dit de me calmer, je n’y arrive pas ! C’est comme ça que je suis, on m’a éduqué de cette manière. Et ce n’est pas seulement sur un terrain de football. Dans la vie aussi, je ne triche pas. Je suis quelqu’un qui donne toujours 100 %. Si je ne suis pas capable de tout donner, je ne rentre pas sur le terrain. C’est pour cela que je prends beaucoup de coups. Et j’aime bien ces coups, parce qu’ils me font grandir. »













