Comme lors de ses précédentes campagnes continentales, l’Union doit donc s’exiler. Après avoir pris connaissance du tirage, la direction bruxelloise a choisi le stade Den Dreef, à Louvain, qu’elle avait déjà utilisé lors de sa première campagne européenne en 2022-2023, sous les ordres de Karel Geraerts.
« Nous avons choisi le stade en fonction de plusieurs éléments, dont l’intérêt des matchs. Et il n’y avait pas d’affiche comme la saison passée », explique le CEO Philippe Bormans, interrogé par la DH.
Pour choisir son enceinte temporaire, l’Union doit trouver un compromis entre plusieurs critères : l’affluence attendue, la proximité géographique et l’ambiance dans le stade.
« On cherche un équilibre entre cela, le fait de ne pas être trop loin de chez nous et l’ambiance. Le stade national reste toujours une possibilité, mais bon… », reconnaît le CEO. « On est déjà content d’avoir trouvé un stade, ce qui n’est pas si évident. Il faut convaincre un club, puis un bourgmestre et sa zone de police. Dans le cas de Louvain, en plus, il a fallu également s’accorder avec la coopérative qui est propriétaire de Den Dreef. »
La situation est encore plus compliquée pour la rencontre contre l’Hapoel Beer Sheva. Prévu la semaine prochaine, ce match sera organisé à Düsseldorf, en Allemagne, aucun bourgmestre belge disposant d’une enceinte adaptée n’ayant accepté d’accueillir la rencontre pour des raisons de sécurité.
« Ce n’est de la faute de personne si la situation est celle-là ; on l’a bien compris dès le tirage au sort », explique Philippe Bormans, qui rappelle que le bourgmestre de Louvain avait déjà refusé d’accueillir une rencontre entre la Belgique et Israël sur son territoire, même à huis clos. « Mais il faudra également débourser des frais de déplacement, des nuits d’hôtel, en plus de la location du stade. »
Un nouveau stade pour l’Union ?
Interrogé sur la possibilité de dégager des bénéfices grâce à la vente des tickets, indépendamment des primes versées par l’UEFA, Philippe Bormans ne laisse guère de place au doute : « Non, ces matchs européens ne sont pas rentables. Sauf lorsqu’on dispute la Ligue des champions. »
La situation pourrait évoluer lorsque l’Union disposera enfin d’un nouveau stade répondant aux normes de l’UEFA. Le projet prévu sur le site du Bempt, à Forest, avance progressivement, mais sa concrétisation reste soumise à plusieurs étapes administratives et à d’éventuels recours.
La demande de permis déposée par le club a été déclarée complète par l’administration régionale au printemps : « On attend la réponse pour le début de l’année 2027. Ce sera soit oui ; soit oui à certaines conditions ; soit non. On est confiant, on a un dossier solide. Mais on s’attend à ce qu’il soit attaqué. Ces recours peuvent prendre six mois, cela dépend devant quel organe ils sont déposés. »













