Pour la Belgique, le profil d’El Ouahdi représentait une aubaine pour densifier un couloir droit plutôt vieillissant. Pourtant, le joueur de Genk a révélé dans les colonnes de Het Laatste Nieuws que les appels du pied de son pays natal sont arrivés bien trop tardivement à son goût : « Il y a bien eu des contacts. Mais... je n’ai jamais été sélectionné avec les équipes de jeunes en Belgique, je n’ai même jamais reçu la moindre convocation. Je n’étais peut-être pas le plus grand talent à l’époque. Le Maroc est tout simplement arrivé en premier. »
Le joueur de 24 ans a été définitivement conquis par les récentes épopées vécues avec le Maroc, notamment lors de la Coupe d’Afrique des Nations U23 et le parcours marquant aux Jeux Olympiques. Une ferveur et des infrastructures qui ne lui ont laissé aucun espace pour le doute, malgré la concurrence démentielle qui l’attend à son poste chez les Lions de l’Atlas face à des cadres comme Achraf Hakimi ou Noussair Mazraoui : « Évidemment, je suis aussi mon cœur. L’ambiance qui régnait et la qualité des installations durant ces tournois étaient exceptionnelles. C’était un message clair : « choisis-nous ». Je n’ai pas hésité une seule seconde. »
Totalement imperméable à la pression de la fédération belge, El Ouahdi est désormais projeté à « deux millions de pour cent » vers la Coupe du Monde qui se profile cet été : « Au Maroc, le football est une véritable religion. Absolument tous les Marocains suivront nos rencontres, peu importe l’heure des matchs et qu’ils vivent en Amérique, en Belgique, aux Pays-Bas ou n’importe où ailleurs dans le monde. Vivre un tel événement va être fantastique. »













