« Il y a toujours une justice », Nicolas Raskin savoure la qualification des Diables face aux États-Unis

« Il y a toujours une justice », Nicolas Raskin savoure la qualification des Diables face aux États-Unis - Samuel Guadi

Passeur décisif, Nicolas Raskin est revenu sur la qualification pour les quarts de finale et notamment l’affaire Balogun qui a transcendé le groupe.

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BELGA

L’avant-match avait été pollué par la décision très controversée de la FIFA de lever la suspension de l’attaquant américain Folarin Balogun. Pour Raskin, ce renversement a été un boost pour les Diables : « Oui, bien sûr, ça a motivé le groupe. On part du principe qu’il y a toujours une justice d’une façon ou d’une autre dans la vie. Et je pense que quand tu essaies de faire quelque chose d’un peu particulier, ça te revient toujours à un moment. Aujourd’hui, on a eu cette petite chance en plus qui a permis que le ballon rentre. »

Les Diables Rouges ont dû composer avec un immense coup dur : la blessure précoce d’Amadou Onana, sérieusement touché au genou. Un moment difficile qui a provoqué un immense élan de solidarité dans le vestiaire : « Ça nous a fait beaucoup de mal de le voir en souffrance et de devoir céder sa place. Mais c’est un super mec, il a pris la parole à la mi-temps, il a encore motivé les troupes. Je vais garder ce qu’il a dit pour nous, c’était un message qui venait du cœur. On est tous avec Ama parce qu’on l’aime tous dans le vestiaire. »

Sur le terrain, la Belgique a fait parler sa force collective et sa fameuse « règle des 5 minutes », une consigne tactique qui s’est avérée payante lorsque les Américains ont recollé au score : « C’est juste qu’on met en place un jeu vers l’avant les cinq premières minutes. Après cinq minutes, après un but, pour relancer la machine. Aujourd’hui encore, tu vois, on prend un but. C’est dans les cinq minutes qu’on remarque, ce qui nous redonne l’avantage et l’ascendant psychologique. Donc elle marche bien, on va continuer. »

Auteur de la passe décisive pour l’ouverture du score précoce de Charles De Ketelaere, Raskin comprend l’importance de marquer le premier : « C’est l’un de mes deux assists les plus importants du tournoi, mais celui-là était top. Ça nous a lancés, on savait qu’il fallait bien démarrer. » Le milieu de terrain a également tenu à saluer la masterclass de Youri Tielemans, repositionné plus haut en l’absence de Kevin De Bruyne : « Youri a été génial. Il fait un très bon tournoi, Youri c’est le cœur de l’équipe. »

Désormais qualifié pour les quarts de finale où ils retrouveront l’Espagne, l’ancien Rouche refuse de s’emballer mais reste ambitieux : « On voit que dans ce tournoi, il n’y a aucun match facile. Tous les matchs sont durs, aucun n’est joué d’avance. Donc nous, on va aller préparer ça et on va donner le meilleur de nous-mêmes pour continuer à rêver, c’est tout. »