« J’aurais pu avoir quinze ans de carrière internationale avec l’Indonésie » : Nainggolan regrette son choix pour les Diables

« J’aurais pu avoir quinze ans de carrière internationale avec l’Indonésie » : Nainggolan regrette son choix pour les Diables - Samuel Guadi

À 38 ans, Radja Nainggolan porte un regard différent sur sa carrière internationale. Après avoir connu les Diables Rouges, l’ancien milieu belge se demande aujourd’hui s’il aurait dû choisir l’Indonésie, pays de ses origines paternelles.

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Kristof Van Accom

Lorsque Radja Nainggolan fait ses débuts avec les Diables Rouges en 2009, l’Indonésie est encore une terre inconnue pour lui. Le milieu belge n’avait alors aucune véritable attache avec le pays de son père, Marianus. Dans une interview pour Het Belang van Limburg, Nainggolan se confie : « Je ne pouvais pas hésiter sur l’équipe nationale car je ne connaissais pas le pays. Sur la rive gauche de l’Escaut, j’ai grandi entouré d’Africains et de Maghrébins. La culture indonésienne m’était inconnue. Quand j’avais environ 5 ans, mon père est parti. Je ne l’ai plus jamais revu. »

Cette histoire familiale allait toutefois le conduire à découvrir l’Indonésie quelques années plus tard. En 2013, il y est invité pour une tournée de deux semaines. L’expérience lui plaît immédiatement : « J’ai visité quelques îles, donné un entraînement à des enfants, fait quelques interviews à gauche et à droite. C’était sympa, et j’ai commencé à apprécier ce mode de vie. Mais j’avais déjà joué pour la Belgique et l’équipe nationale là-bas ne représentait pas grand-chose. À cette époque, le championnat avait même été suspendu par la FIFA à cause d’un scandale de corruption. »

Avec le recul, le choix de la Belgique lui apparaît donc sous un autre jour. L’Indonésie aurait pu lui offrir une tout autre trajectoire, notamment en termes de popularité et de longévité internationale : « Il y a 70 000 personnes pour un petit match contre le Vietnam ou l’Irak, ils sont tellement passionnés. Il y a aussi énormément d’argent qui circule. Les joueurs sont même sponsorisés par Louis Vuitton, Hublot, Rolex… Alors qu’un international comme Ivar Jenner ne jouait ici qu’avec Jong Utrecht. La célébrité là-bas, le phénomène autour de vous, pour votre image, vous pouvez aussi l’utiliser à l’avenir lorsque vous arrêtez de jouer. À l’époque, je n’y pensais pas, mais maintenant que j’ai 38 ans, je vois les choses différemment. »

Et de conclure avec un regret teinté de nostalgie : « Surtout quand je regarde ma carrière internationale ici et la manière dont elle s’est terminée sous Martinez. J’aurais pu avoir quinze ans de carrière internationale avec l’Indonésie. »