Le Standard a une nouvelle fois confirmé sa bonne forme en décrochant une troisième victoire consécutive. Une dynamique qui réjouit particulièrement Denis Eckert Ayensa, auteur du but décisif : « C’était très agréable à regarder, et encore plus agréable à vivre de l’intérieur, pour être honnête. Je prends vraiment beaucoup de plaisir à jouer avec les gars ces dernières semaines. Je pense qu’on montre simplement toute la qualité qu’on peut apporter sur le terrain. Et gagner ce genre de match, pas seulement bien jouer mais aussi le gagner, c’est important. Chapeau à l’équipe, je suis vraiment très heureux. »
Pour lui, cette victoire confirme également les progrès réalisés par le groupe depuis le début de la saison : « Je pense que semaine après semaine, on devient plus forts. On gagne en intensité et on comprend de mieux en mieux notre jeu. Et semaine après semaine, on se fait un nom dans ce championnat. Je pense que personne ne veut jouer contre nous pour le moment. On est là, on est compacts, agressifs et on veut reproduire cela chaque semaine sur le terrain. »
Une attaque transformée
L’attaquant estime surtout que le Standard est aujourd’hui capable de se créer beaucoup plus d’occasions que la saison dernière, notamment grâce aux belles progressions d’Abid et Nguene : « Je pense que c’est la plus grosse différence par rapport à la saison dernière. On ne fait pas que jouer au football, on crée des occasions, on crée des opportunités de marquer. Et pour un attaquant, c’est toujours plus facile de marquer dans ces conditions. J’ai probablement déjà eu plus d’occasions cette année que sur l’ensemble de la saison dernière. »
Il poursuit : « Adnan, surtout, a énormément progressé. Bernard aussi. L’année dernière, il n’a pas beaucoup joué, mais il a fait une bonne préparation et il montre ses qualités semaine après semaine. Ils sont tous les deux jeunes et font du très bon travail. Ils m’aident évidemment à me retrouver dans des situations pour marquer, mais eux aussi se mettent dans des situations dangereuses, ou nous nous y mettons les uns les autres. Je suis vraiment très heureux de la manière dont nous jouons ensemble devant. »
« Vous pouvez imaginer le stress, également dans ma vie privée. »
Eckert Ayensa est ensuite revenu sur les derniers jours particulièrement mouvementés du mercato, lui qui avait finalement vu son transfert ne pas aboutir. Il assure que son départ potentiel avait été discuté en amont avec le club et qu’il n’y avait aucune volonté de partir en mauvais termes : « Je sais que pour certaines personnes, ça a peut-être été un peu un choc. Mais nous en avions déjà parlé au début de la saison. Après mon retour de la Coupe du monde, le club et moi avions eu une conversation ouverte. Ils m’ont montré leurs projets, je leur ai montré ce que je voulais. Ce n’était donc pas quelque chose qui est arrivé comme un choc. Je n’ai jamais fait les choses de manière négative. C’était toujours avec la tête haute et avec respect. C’est aussi pour cela qu’après l’échec du transfert, j’ai pu revenir par la grande porte avec le sourire et sans rancœur »
Une situation qui n’a évidemment pas été simple à vivre : « Bien sûr, c’était difficile pour moi parce que c’était fait et puis, pour différentes raisons, avec les agents et tout ce qui s’est passé, ça n’a finalement pas fonctionné. Mais peut-être que le Dieu du football ne voulait pas encore que je parte. »
Cette période a également été particulièrement éprouvante sur le plan personnel, puisque son épouse est enceinte. Une fois son transfert définitivement abandonné, l’international iranien a finalement ressenti une forme de soulagement : « Après avoir appris que ce transfert n’allait pas se faire, c’était peut-être une forme de libération parce que c’était une semaine très stressante pour moi. Vous pouvez imaginer : attendre l’appel en se demandant si c’est maintenant réglé, alors que ma femme est enceinte et qu’elle attendait notre bébé le lendemain. Vous pouvez imaginer le stress, également dans ma vie privée. Quand j’ai su que ça ne se ferait pas, j’étais même un peu heureux de savoir ce qui allait se passer. Je suis revenu ici, j’ai déballé toutes mes affaires et je suis allé jouer contre Louvain, où j’ai marqué. »













