Pour Vincent Euvrard, le remplissage du stade ne doit pas être une garantie mais le résultat d’un engagement sportif concret : « C’est à nous de produire un football aussi excitant que les gens viennent nous regarder », affirme-t-il avec conviction. S’il reconnaît que l’ambiance peut transcender un groupe, il rappelle que la performance doit primer sur le contexte : « Ça montre que tu n’as pas besoin toujours d’un supporter pour produire un bon jeu. Mais quand ils sont là, c’est mille fois plus agréable. »
L’objectif affiché est clair : retrouver l’étincelle des grands soirs pour « faire vivre Sclessin et faire vibrer Sclessin », à l’image des chocs passés contre l’Union ou Anderlecht. Le technicien insiste sur le fait que le club doit s’éviter les frayeurs des saisons précédentes : « C’est à nous aussi, quelque part, cette responsabilité, qu’on ait un peu moins chaud par rapport aux dernières saisons pour les playoffs ».
L’entraîneur liégeois s’appuie sur des chiffres froids pour pointer du doigt un manque de rendement à la maison : « Si tu regardes les dernières cinq saisons, Standard est la plus faible équipe à domicile avec 1,3 par match. Et ici, cette saison, malheureusement, c’est que contre les quatre derniers qu’on a vraiment une grosse différence. Contre le top 6 à domicile, on prend 5 points sur 18. À l’extérieur, 3 points sur 18. »
Pour Euvrard, cette fragilité dans son propre antre est inacceptable compte tenu du soutien populaire : « Ce n’est pas logique, ce n’est pas normal. Quand tu as un tel public, dans un tel stade, avec une telle atmosphère, il faut être capable de prendre beaucoup plus de points chez toi. »
Le message envoyé au vestiaire est limpide, le niveau de jeu doit impérativement s’élever pour correspondre au prestige de l’institution : « Je dirais que c’est plutôt nous qui devons répondre aux attentes et remplir le stade. »













