À l’aube du coup d’envoi de la saison 2026-2027, que le Standard lancera ce samedi, sur le coup de 18h15, à domicile contre le Cercle de Bruges, Marc Wilmots s’est longuement confié sur la situation et sur les ambitions du club dans un entretien accordé à nos confrères de Sudinfo.
Le directeur sportif du Standard, qui n’a pas nié les difficultés financières de son club, explique ce que serait pour lui une saison réussie en bord de Meuse. « Si on termine dans le top 5 ou si on remporte un trophée », déclare-t-il. « Après, tout dépend aussi de la manière. Tu peux finir sixième tout en ayant réalisé une très bonne saison. Il y a tellement de paramètres qui entrent en ligne de compte. Je ne m’arrête pas uniquement au classement. Ce que je veux voir, c’est un club qui continue de grandir, où ça bouillonne à tous les niveaux. Un bon groupe de joueurs, des transferts qui s’intègrent bien. Parce que recruter un joueur et le voir performer immédiatement, ce n’est jamais évident. C’est même extrêmement compliqué. Notre objectif, c’est de tout faire pour terminer dans les cinq premiers. Si on y parvient, je ne dirai pas que ce sera un miracle, mais cela voudra dire qu’en deux ans, on aura réalisé quelque chose de vraiment incroyable ».
« Nous devons vendre pour 14 millions et je peux en investir 7 »
Wilmots souhaite donc retrouver le top 5, et donc l’Europe pour la saison prochaine : « C’est l’objectif même si la concurrence est rude. On va essayer de le faire, comme l’année passée. Il faut donc rester sur les mêmes bases de travail, d’investissement, de sérieux. Dans le club, on ne s’endort pas, on avance et on a remis de la qualité dans le noyau. Malheureusement, peut-être qu’on perdra encore un joueur, on verra. On sera peut-être attaqué sur le mercato mais pour l’instant on a déjà un noyau qui est beaucoup plus équilibré que l’année passée ».
Et lorsqu’on le questionne, à ce propos, sur la frustration des supporters qui voient chaque été leurs meilleurs joueurs être vendus, Marc Wilmots ne se cache pas. « Je suis d’accord avec eux, mais économiquement ce n’est pas possible », avoue-t-il. « Nous devons vendre chaque année pour 14 millions et des 14 je peux en investir sept. Cela m’a été clairement stipulé. Il ne faut pas croire, on est toujours en train de payer les séquelles du passé. Les plaies sont toujours là mais on les panse ».













