L’état de grâce est terminé au Mambourg. Pour Mehdi Bayat, ce naufrage n’est pas le fruit du hasard mais la conséquence d’un épuisement généralisé, couplé à des choix de gestion discutables. Le patron des Carolos pointe notamment du doigt le match face au Cercle de Bruges (3-4) comme le point de bascule psychologique : « La fatigue, aussi bien mentale que physique, nous a fait passer de la meilleure défense du continent à une équipe qui a encaissé onze buts en huit jours. On a cassé notre dynamique contre le Cercle. »
L’administrateur délégué fait amende honorable concernant la gestion de l’effectif : « Après coup, c’est facile à dire, mais on a commis une erreur de faire tourner contre le Cercle et je pense que les gars l’ont compris. Il n’y a rien de mal à ça, mais on doit tirer le constat. »
Sur le terrain, le constat est tout aussi amer. Après huit matchs sans défaite, Charleroi vient d’enchaîner trois revers consécutifs, plombé par des errements défensifs que l’on pensait pourtant résolus. Aiham Ousou, pilier de la défense, ne cache pas sa frustration face à ce manque de concentration chronique : « Le foot est une question de détails et ils ne tournent plus dans notre sens. Ce samedi, je suis convaincu qu’on était la meilleure équipe sur le terrain, mais il y a quinze, vingt minutes pendant lesquelles on est moins bon et on encaisse trop facilement. » « Les nombreuses erreurs individuelles nous amènent dans cette situation embêtante », ajoute Mehdi Bayat. Avec onze buts encaissés en huit jours, le Sporting doit impérativement colmater les brèches sous peine de voir ses ambitions de fin de saison s’envoler.













