« Je ne ressens pas de pression supplémentaire » : Vitor Bruno pas inquiété par le départ d’Anderlecht

« Je ne ressens pas de pression supplémentaire » : Vitor Bruno pas inquiété par le départ d’Anderlecht - Samuel Guadi

Après son partage 0-0 contre Genk, Anderlecht ne compte que sept points sur quinze en championnat et doit déjà réagir pour ne pas perdre davantage de terrain sur le haut du classement.

circus
Photo
BRUNO FAHY

Anderlecht n’a pas réussi à faire la différence face à Genk malgré plusieurs occasions franches et reste donc bloqué à sept points après cinq journées. Un bilan qui place les Mauves dans la deuxième partie du classement et qui rend le déplacement à Malines particulièrement important.

Vitor Bruno, lui, ne veut pas céder à la pression : « Je ne ressens pas de pression supplémentaire après ce 7 sur 15 en championnat. Si on prend toutes les compétitions en compte, on a gagné sept matchs sur onze. »

Malines, qui ne compte que deux points et vient de s’incliner lourdement contre Westerlo (0-4), peut donc apparaître comme une bonne occasion de relancer la machine. Mais Bruno se méfie : « C’est une meilleure équipe que son classement actuel. Ils étaient dans le top 6 la saison dernière. On ira à Malines pour gagner. C’est aussi l’ambition des joueurs qui veulent ajouter trois points à notre total dès vendredi soir. »

Le principal problème d’Anderlecht reste toutefois son efficacité offensive. Les Mauves n’ont inscrit que trois buts en cinq rencontres de championnat. Vitor Bruno refuse néanmoins de tirer la sonnette d’alarme : « Si on ne se créait pas d’occasions, cela m’inquiéterait. Mais on s’en crée. À Beveren, l’homme du match était le gardien. Contre Genk aussi, l’homme du match était « Monsieur » Brughmans, acheté par Liverpool pour des millions. Et je vous rappelle qu’on a marqué beaucoup de buts en Europa League, avec 14 réalisations en six matchs. C’est juste une question de pouvoir terminer les actions. »

Pour trouver davantage d’efficacité, Bruno doit également parvenir à intégrer rapidement les nombreuses recrues arrivées durant l’été. Avec onze nouveaux joueurs, le technicien portugais dispose d’un effectif riche, mais doit encore créer les automatismes : « C’est un challenge pour moi. Les nouveaux ont besoin de temps pour apprendre comment attaquer, comment défendre, les phases arrêtées, où se positionner en fonction des situations. Pour certains, il y a un long chemin. »

Ilias Koutsoupias constitue toutefois une exception. Titularisé pour la première fois contre Genk, le milieu grec a livré une prestation convaincante avant de céder sa place à la 54e minute : « C’est seulement allé vite pour Koutsoupias parce que j’ai senti qu’il comprenait les choses vite. Peut-être parce qu’il venait d’Italie. Les autres, dont ceux qui n’étaient pas sur la feuille de match, ont besoin de temps pour assimiler. Mais c’est normal quand on sait que Reabciuk n’a eu que sept séances d’entraînement et que des gars comme Aasgaard ou Omobamidele n’en ont eu que cinq. »

Le Portugais veut donc laisser du temps à son groupe : « Je crois en ce que nous faisons mais on a besoin de temps. Et je n’ai pas de ligne du temps pour savoir comment mon équipe sera au top. »