Thomas Henry pensait avoir trouvé une porte de sortie au Standard. Écarté du noyau professionnel depuis la saison dernière et désormais intégré aux U23, l’attaquant français de 32 ans avait obtenu l’accord du club liégeois pour partir gratuitement. Un accord avait été trouvé avec le Panetolikos, où Henry devait signer pour deux ans.
Mais après sa visite médicale effectuée jeudi et vendredi en Grèce, le transfert a finalement capoté. Le club grec a évoqué un problème lié aux séquelles de la grave blessure au genou subie par Henry en janvier 2023 à l’Hellas Vérone.
« Le club grec se dédouane »
Contacté par Sudinfo, Pierre François, manager général du Standard, a toutefois tenu à rectifier cette version : « Le médecin du club grec a détecté une lésion dégénérative du ménisque interne. Une lésion (Ndlr : due à son opération de janvier 2023), que nous avions déjà détectée l’été dernier au moment d’attirer Thomas au Standard mais pour laquelle notre staff médical, et plus précisément notre médecin, avait confirmé qu’elle n’était pas de nature à diminuer ses capacités. »
Le dirigeant rappelle surtout que cette blessure n’avait jamais empêché Henry de jouer la saison dernière : « Cela s’est confirmé par la suite puisque ce ne sont pas des raisons médicales qui ont fait que Thomas ne jouait plus. Thomas Henry n’a d’ailleurs manqué aucun match pour des raisons médicales liées à l’état de son genou la saison dernière. Et le médecin grec s’est d’ailleurs rangé à l’avis du nôtre. Je trouve désagréable que le club grec communique sur des tests médicaux manqués pour se dédouaner. »
Également contacté par Sudinfo, Thomas Henry a lui-même souhaité apporter sa version. Il conteste notamment l’idée selon laquelle il aurait échoué à sa visite médicale.
« Ils ont voulu revoir les termes du contrat »
Selon Henry, les discussions ont surtout dérapé lorsque le Panetolikos a voulu modifier les conditions de son contrat après les examens : « Les dirigeants ont voulu revoir les termes du contrat en baissant mon salaire et en y ajoutant des primes aux matchs joués. J’ai immédiatement stoppé les discussions et repris un billet d’avion à mes frais pour rentrer en Belgique. »
Le Français insiste également sur ses priorités personnelles et sportives : « Je ne cherche pas uniquement l’argent. Je suis plus qu’un footballeur, je suis un père de famille de 32 ans, mon petit garçon a trois ans et ma femme a une activité professionnelle qu’elle entend poursuivre. Je dois donc trouver le juste équilibre entre le projet sportif et financier. »
Henry est également remonté contre la manière dont son départ de Grèce a été présenté : « J’en ai un peu marre de devoir constamment me justifier sur des propos qui sont trop forts à mon goût. Non, je n’ai pas loupé ma visite médicale. Tout comme il est faux de dire, car je l’ai encore lu parfois, que je présente des problèmes de mentalité. J’ai toujours été professionnel et je vous mets au défi de trouver quelqu’un que j’ai croisé durant ma carrière et qui vous dira le contraire. »
Le transfert au Panetolikos est donc définitivement abandonné, mais Sudinfo rappelle que le Standard souhaite toujours libérer son attaquant de sa dernière année de contrat. En attendant de trouver un nouveau point de chute, Thomas Henry reste un joueur du Standard et devrait prochainement reprendre l’entraînement avec les U23 à Liège.













