« J’entretiens un lien très spécial avec le Standard » : Andi Zeqiri enfin buteur avec les Rouches

« J’entretiens un lien très spécial avec le Standard » : Andi Zeqiri enfin buteur avec les Rouches - Samuel Guadi

Andi Zeqiri a enfin retrouvé le sourire devant le but. Muet depuis le 3 mars dernier avec une équipe professionnelle, l’attaquant suisse a inscrit son premier but depuis son retour au Standard, dimanche face à Genk.

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BELGA

Sept mois sans inscrire le moindre but au niveau professionnel : pour un attaquant, l’attente peut sembler interminable. Andi Zeqiri a finalement mis fin à cette série dimanche dernier, sur la pelouse de Genk.

« Mon dernier goal chez les pros, j’espère que c’était il y a moins d’un an », sourit-il dans des propos rapportés par Sudinfo. Une disette qui a pris fin dans le Limbourg, même si son but n’a pas empêché le Standard de concéder une nouvelle défaite, la quatrième de rang en championnat.

L’attaquant ne cache pas combien cette période a été difficile à vivre : « Pour un buteur, c’est difficile de ne plus réussir à se montrer décisif. D’ailleurs, on n’en dort pas ! Je suis né pour marquer des goals. Chez moi, c’est un besoin ! Et ce n’est que par un travail acharné au quotidien que je vais encore pouvoir aider l’équipe ».

Face à Genk, Vincent Euvrard lui a donné l’occasion de se montrer. Malgré les circonstances difficiles, avec un Standard réduit à dix et mené au score, Zeqiri a répondu présent en relançant temporairement les siens.

Après son but, l’attaquant s’est précipité vers les supporters liégeois pour célébrer avec eux : « J’entretiens un lien très spécial avec le Standard. Je suis heureux dès que j’enfile le maillot liégeois. Quant à ma relation avec les fans, elle est chaleureuse. Idem avec les gens dans la rue ainsi que tout le personnel du club. »

Après une année durant laquelle il a peu joué, ce retour à Sclessin lui a fait du bien : « Voilà un an que je n’ai plus beaucoup joué. Ça m’a déjà fait beaucoup de bien de revenir dans ce club. À moi maintenant de confirmer sur le terrain. Ce week-end, le coach a décidé de me faire confiance et je lui ai répondu à ma manière. Certes, les conditions n’étaient pas simples vu que nous étions menés au score et réduits à 10. Mon goal nous a relancés. Malheureusement, le Racing a ensuite repris les devants (2-1). Dommage que mon but n’ait pas rapporté un point ».

Au-delà de la satisfaction personnelle de Zeqiri, le Standard doit impérativement réagir collectivement. En championnat, les Liégeois n’ont plus gagné depuis le 5 septembre, lorsqu’ils avaient dominé l’Antwerp (1-0). Leur victoire en Coupe de Belgique contre Dender constitue la seule éclaircie récente.

« Je n’aime pas le mot crise »

Les prochaines rencontres à domicile contre Courtrai puis le SK Beveren s’annoncent donc importantes pour les hommes de Vincent Euvrard. Mais l’attaquant refuse de céder à la panique, même s’il reconnaît que l’enchaînement des défaites pèse sur le groupe : « Il ne faut sous-estimer aucune équipe. Les matches les plus compliqués pour moi, c’est quand nous affrontons des formations très regroupées défensivement. De la pression ? C’est vrai que ce n’est pas évident d’enchaîner les défaites. La seule solution, c’est le travail. On doit également garder le cap mentalement en continuant à croire en nos chances ».

Avant de conclure : « Je n’aime pas le mot crise, c’est un terme assez rude. En football, rien n’est jamais simple. Même quand on gagne, il faut toujours confirmer. Et en cas de revers ou de mauvaise série, il est important de reprendre le travail, de donner le meilleur de soi pour retrouver le goût du succès ».