Le club estime qu’il n’y a pas eu de véritable infraction, tandis que le parquet fédéral réclame deux matchs de suspension avec sursis et une amende de 1.000 euros.
« On entend toujours dire que l’arbitrage favorise l’Union », a réagi Burgess après le match. « Qui sait ce qui se passe en coulisses, car ce que j’ai vu aujourd’hui était tout sauf en faveur de l’Union. Ça complique le match. » En plus du carton rouge reçu par Kevin Mac Allister, Burgess a également contesté les cartons jaunes distribués à son équipe : « Le mien n’était pas un jaune, celui de Zorgane non plus. Tous les joueurs menacés de suspension reçoivent un carton, c’est drôle ».
Le parquet a relevé deux problèmes dans ces déclarations. Premièrement, elles laisseraient entendre que la compétition n’est pas équitable ou intègre, deuxièmement, qu’il y aurait eu une distribution préméditée de cartons.
L’avocat de Burgess a argumenté qu’il n’y avait pas de propos réellement injurieux à l’encontre de l’arbitre et que le parquet lui-même doutait des insinuations, notamment par l’usage du conditionnel dans l’acte d’accusation. Burgess s’est également exprimé : « Une grande partie de ce que j’ai entendu jusque-là, c’était que l’Union était régulièrement protégée en championnat. Dans ce match, les choses ont tourné contre nous. J’aurais peut-être dû être plus prudent, ce n’était en tout cas pas mon intention de dire qu’il y avait une préméditation dans la distribution des cartons. »
Le Comité a indiqué qu’il rendrait sa décision « dans les plus brefs délais ».













