Après avoir porté le maillot des Diables Rouges chez les jeunes, Ilay Camara a officiellement opté pour les Lions de la Téranga en mars 2025. Un choix qu’il assume pleinement comme un hommage à ses racines, tout en pointant une certaine passivité des instances belges : « En fait, j’avais choisi le Sénégal depuis longtemps. C’est ainsi que je pouvais rendre mon papa et ma sœur, aussi née au Sénégal, le plus fiers. Mais c’est vrai que ce match en Tchéquie était pénible. J’avais passé le match aller dans la tribune. Je jouais très bien au Standard à ce moment-là. »
Pour le défenseur, son cas n’est que le symptôme d’un mal plus profond qui touche l’Union Belge. Camara regrette le manque d’efforts consentis pour retenir des profils pourtant rares, notamment sur les ailes : « Je conseille à la Belgique de mieux gérer les dossiers des binationaux. Karetsas a choisi la Grèce, Sadiki, le Congo, Bounida et El Ouahdi, le Maroc. Personne n’a essayé de me convaincre de jouer pour la Belgique. Alors que les arrières latéraux ne sont pas très nombreux. »
Parallèlement à son actualité internationale, l’ancien Rouche s’est confié sur son transfert remarqué du Standard de Liège vers le rival anderlechtois. Un retour aux sources pour celui qui n’a jamais caché son amour pour le club bruxellois : « J’ai passé une très bonne saison au Standard. Quand j’ai reçu l’offre pour revenir à Anderlecht, je n’ai pas eu à réfléchir. Ce n’est pas que je ne m’y plaisais pas, mais je suis supporter d’Anderlecht depuis que je suis petit. Le match à Sclessin ? Ça s’est plutôt bien passé. Ils m’ont sifflé et j’ai encaissé pas mal de vannes pendant l’échauffement, mais pas d’insultes. Je pense que j’étais aussi très apprécié au Standard. Comme je n’y suis resté qu’un an, je n’ai pas eu droit à l’accueil ‘à la Steven Defour’. Sur les réseaux sociaux, on m’a traité de traître, mais je comprends. Les fans donnent leurs derniers centimes pour venir voir le club de leur cœur. Mais parfois, il faut faire des choix sportifs et financiers. »













