« Avant, je voulais jouer à Anderlecht, maintenant, c’est trop tard » : Goto explique sa célébration

« Avant, je voulais jouer à Anderlecht, maintenant, c’est trop tard » : Goto explique sa célébration - Jérôme Jordens

Au coup de sifflet final, les esprits se sont échauffés après la défaite d’Anderlecht à Saint-Trond et les célébrations de Keisuke Goto, prêté par les Mauves chez les Canaris. Revanchard, le Japonais s’est fait remonter les bretelles par plusieurs joueurs anderlechtois, mais il a été clair, il ne veut plus revenir dans la capitale.

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BELGA

Une chose est sûre, Keisuke Goto avait coché la date du 23 avril et la réception d’Anderlecht dans son calendrier. Muet depuis le 15 février, l’attaquant japonais, prêté par les Mauves, a retrouvé le chemin des filets pour être le bourreau des Bruxellois.

Après avoir marqué le but, le joueur de 20 ans a laissé exploser sa joie. Et il a fait de même après le coup de sifflet final et la victoire 2-0 des Trudonnaires entérinées. Goto a fait le tour du terrain en courant et en levant les bras avant de montrer l’écusson de Saint-Trond.

Une célébration que n’ont pas appréciée les joueurs d’Anderlecht puisque Ludwig Augustinsson et Colin Coosemans sont venus l’enguirlander.

Après la rencontre, Goto est revenu sur cet événement alors qu’il a été élu homme du match : « J’étais très heureux de gagner ce match et je voulais le fêter avec mes coéquipiers. Quand j’ai marqué à Anderlecht avec Saint-Trond, je n’avais pas célébré par respect. Ici, je suis à Saint-Trond. Avant, je voulais jouer à Anderlecht, mais je n’ai pas reçu ma chance. Maintenant, c’est trop tard ».

Des propos qui ont le mérite d’être clairs pour un joueur pourtant… prêté sans option d’achat à Saint-Trond et qui possède un contrat jusqu’en 2028 avec Anderlecht. Dans quelques semaines, il devrait donc retrouver le club bruxellois.

Mais pour Wouter Vrancken, son entraîneur à Saint-Trond, il n’y a pas de raison de faire tout un plat de cette célébration. « Goto n’a rien fait de mal. Quand vous marquez un but, vous avez le droit de le célébrer. Et c’est Augustinsson qui est allé vers Goto. Pas le contraire. »

Dans le camp adverse, s’il comprenait la joie du Japonais, Killian Sardella se serait montré plus discret dans pareille situation : « Je n’aurais pas célébré de la sorte si j’avais été prêté sans option d’achat. D’un côté, je comprends sa réaction parce qu’il marque et qu’il gagne. De l’autre, je comprends aussi mes coéquipiers qui ne sont pas contents ».

L’ambiance risque donc d’être particulière si Goto revient pour préparer la saison prochaine à Anderlecht, mais on sait que le buteur japonais est très suivi à l’étranger.