La dernière ligne droite vers les championnats du monde est désormais lancée. La Vuelta et les deux classiques canadiennes de préparation sont terminées, offrant déjà plusieurs indications au sélectionneur belge Serge Pauwels. Wout van Aert a marqué les esprits en Espagne avec deux victoires d’étape et le maillot vert. De son côté, Remco Evenepoel s’est imposé au Grand Prix de Québec avant de prendre la cinquième place à Montréal.
Des résultats qui réjouissent le sélectionneur belge, au micro de Sporza : « Je suis certainement un homme heureux. Nous savons depuis un certain temps que nos deux leaders roulent très bien. Pour Evenepoel, il a fallu attendre un peu après sa période sans compétition depuis la Clasica San Sebastian, mais il a immédiatement gagné à Québec et a terminé cinquième hier, après une journée un peu moins bonne, comme il l’a lui-même expliqué. »
Le sélectionneur a toutefois tenu à replacer la performance d’Evenepoel dans son contexte : « Il faut apporter quelques précisions concernant cette cinquième place. Il revient d’un stage en altitude et, les jours suivants, il manque toujours un peu de punch. À Québec, il était très fort, mais il a dû aller très loin dans ses efforts. Montréal a suivi à peine 48 heures plus tard. Il a immédiatement senti qu’il connaissait une journée un peu moins bonne, mais il a tout de même terminé cinquième. »
Evenepoel a déjà reconnu le parcours
Cette course à Montréal a également permis à Remco Evenepoel de découvrir une partie du parcours mondial, qui sera toutefois sensiblement différent le jour de la course. L’épreuve des championnats du monde sera notamment plus longue de 60 kilomètres. Elle comprendra aussi une portion d’approche relativement plate d’environ 100 kilomètres, tandis que le peloton effectuera douze tours du circuit, contre seize lors de la course disputée dimanche.
Wout van Aert, lui, n’a pas encore eu l’occasion de découvrir les routes canadiennes : « Il sera prêt dans deux semaines, car ces coureurs connaissent généralement encore un pic de forme durant la semaine qui suit une grande course, ou deux à trois semaines après celle-ci. Cela tombe parfaitement pour lui, tout comme pour Thibau Nys et Gianni Vermeersch, qui compléteront notre sélection canadienne dans neuf jours. »
Un plan déjà bien établi
Serge Pauwels garde encore les détails de sa stratégie pour lui. Le sélectionneur dispose toutefois déjà d’une idée claire du plan qu’il souhaite mettre en place : « J’ai une idée, mais je ne vais pas encore la dévoiler. Une fois que je serai au Canada mercredi, je vais encore l’ajuster définitivement avec Evenepoel. Ensuite, je la présenterai suffisamment tôt aux coureurs afin qu’ils puissent intégrer ce plan dans leur tête. »
Wout van Aert rejoindra lui le groupe dans une semaine : « Wout arrive mardi 22 septembre. Nous aurons encore cinq ou six jours avant le Mondial. C’est largement suffisant pour nous réunir et échanger. Le championnat du monde se disputera sans oreillettes, donc il sera difficile d’apporter des modifications pendant la course. Les coureurs devront anticiper les conditions changeantes de l’épreuve. »
Plusieurs sérieux candidats
Si les deux leaders belges semblent en bonne condition, la concurrence s’annonce particulièrement relevée.
Serge Pauwels identifie déjà plusieurs candidats sérieux au maillot arc-en-ciel : « Je pense que Del Toro et Seixas sont les principaux concurrents. Pidcock est également en pleine forme. Et puis, il y a encore Mathieu van der Poel. Pour lui, il y a davantage de points d’interrogation concernant sa condition. Il disputera encore le Tour du Luxembourg. Mais avec lui, il faut toujours compter. S’il fait le déplacement au Canada, ce ne sera pas pour faire simplement partie du peloton. »













