Dans des propos rapportés par Sudinfo, Remco Evenepoel assure avoir basculé en mode « Tour de France ». S’il n’a plus épinglé de dossard en compétition depuis deux mois, le coureur de la Red Bull-Bora balaie les doutes sur son manque de rythme : « Je ne suis pas quelqu’un qui a besoin de courir pour être compétitif. Je n’avais pas besoin de participer à des courses pour être prêt pour le Tour. »
Contrairement à l’édition 2025 où sa préparation avait été hachée, le Belge affirme avoir trouvé le timing idéal : « J’ai pu suivre une très bonne préparation. J’ai pu terminer tous les blocs d’entraînement, y compris dans des conditions de forte chaleur. J’ai perdu du poids tout en conservant ma puissance. C’est une grande différence par rapport à l’année dernière. »
Maillot jaune d’emblée
Le grand départ de Barcelone offre une opportunité en or avec un contre-la-montre par équipes d’ouverture. Si Evenepoel qualifie la première étape de « rêve », il refuse d’en faire une obsession pour le classement général : « Il faut considérer cette journée comme une course d’un jour, pas comme une étape qui décidera du Tour de France. »
Le final du chrono en bosse s’annonce toutefois spectaculaire et peut permettre à Remco d’être le premier maillot jaune : « L’arrivée est tellement difficile qu’il ne sera pas question d’en garder sous la pédale. Il faudra tout donner jusqu’à la ligne. Le premier qui franchira la ligne sera aussi le premier à enfiler le maillot jaune. À ce niveau-là, il n’y a pas vraiment de réflexion à avoir. » Pour l’épauler, la Red Bull-Bora aligne une armada solide, comprenant notamment l’Australien Jai Hindley et le jeune Belge Maxim Van Gils : « C’est clairement une bonne sélection. […] Quand on voit la manière dont Jai Hindley est sorti du Giro, il est évident qu’il sera très important pour nous. »
Quid du statut de leader ?
Interrogé sur la concurrence, le champion belge n’a pas caché son réalisme face à la démonstration de Tadej Pogačar sur le Tour de Suisse : « Sans surprise. Je trouve simplement dommage qu’une fois qu’il est parti, il n’y ait plus vraiment eu de concurrence. […] Il s’en va et creuse l’écart. » Concernant Jonas Vingegaard, impressionnant sur le Giro, il préfère tempérer : « Il a réalisé un excellent Giro, c’est évident. Mais quand le Tour commence, tout ce qui s’est passé auparavant est un peu oublié. Tout repart pratiquement de zéro. »
Quant à la lutte pour le podium, Evenepoel s’attend à une grosse bataille : « Je ne pense pas que la lutte pour le podium se limitera à quatre hommes. À mon avis, plusieurs autres coureurs seront capables de jouer ce podium. […] Au final, c’est la loi du plus fort qui s’impose. »
Enfin, concernant la stratégie interne de son équipe et la cohabitation avec la pépite allemande Florian Lipowitz, le Belge a fermement désamorcé toute tension : « Dès décembre dernier, il était déjà très clair que nous partagerions ce leadership. Rien n’a changé depuis. Je ne peux pas vous donner une réponse plus développée, parce qu’il n’y a finalement pas grand-chose d’autre à ajouter. »













