Le 14 août dernier, un tragique accident s’est produit lors de la 8ème étape du Tour du Portugal : Finlay Tarling perdait la vie dans un choc avec une voiture qui roulait en sens inverse à la course et qui surtout, ne faisait pas partie de la course. Près de deux semaines plus tard, l’émotion est à juste titre, toujours présente pour toute sa famille et notamment son frère Joshua mais aussi pour son équipe et l’ensemble du peloton.
Richard Plugge, le patron de la Visma-Lease a Bike, a toujours du mal qu’un tel drame ait pu se produire et pointe du doigt l’UCI sur les conditions de sécurité. D’après la DH, il s’est exprimé dans une interview pour le site WielerFlits :
« Ni le président de l’UCI, David Lappartient, ni personne d’autre ne se lève pour dire : ‘Attendez un instant, nous devons vraiment réfléchir à la manière dont nous allons empêcher que cela se reproduise à l’avenir’ », dit-il dans l’incompréhension. L’homme de 56 ans s’interroge même sur la capacité de l’UCI de gérer la sécurité de ses coureurs : « Peut-être que nous, en tant qu’équipes, devons à nouveau assumer nous-mêmes la responsabilité de la sécurité pendant les courses ? »
Plugge poursuit en insistant sur le manque de réaction de l’organisation :
« L’absence de réaction face à ce qui s’est passé me déçoit beaucoup. Nous continuons simplement notre route. Ce qui me déçoit, c’est que tout le monde dit que c’est terrible, mais que cela s’accompagne immédiatement d’un ‘mais’. Il faut ignorer tout ce qui suit ce ‘mais’, ça ne doit tout simplement pas arriver. Pouvez-vous imaginer que cela se produise en Formule 1 ? Qu’une voiture roule soudainement sur la piste en sens inverse ? Or, cela arrive bel et bien dans une course cycliste… »
Réduire les parcours pour assurer la sécurité
L’autre point fondamental est celui des moyens de l’UCI. Assurez une sécurité totale sur un parcours d’une centaine de kilomètres est pratiquement impossible. Plugge propose donc de réduire les parcours :
« Nous l’avons déjà fait savoir aux autorités, aux organisateurs et aux équipes : si les courses cyclistes sur la voie publique, d’un point A à un point B sur 200 kilomètres, ne sont plus possibles, alors nous devrons faire des circuits de 15, 20 ou 25km. À condition, bien sûr, que ces parcours puissent être sécurisés à 100 %. Au final, ce sont nos coureurs qui comptent. Ils doivent avoir la certitude de pouvoir courir sur un parcours sûr », conclut-il.













