« Malgré l’accident de Rubio, le bilan est quand même assez positif », assure Thierry Gouvenou

« Malgré l’accident de Rubio, le bilan est quand même assez positif », assure Thierry Gouvenou - Jérôme Jordens

Thierry Gouvenou, le directeur de course du Tour de France, est revenu sur la gestion de la montée de l’Alpe d’Huez, où 500.000 personnes étaient massées. Et malgré la grosse chute d’Einer Rubio, le bilan qu’il tire est assez positif.

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BELGA

L’abandon d’Einer Rubio a fait le tour des réseaux sociaux ce vendredi soir. Il faut dire que les images sont impressionnantes. Le coureur de la Movistar n’a pas su éviter la voiture UAE qui a dû mettre un gros coup de frein suite à la chute d’un des nombreux supporters massés le long de la route dans l’Alpe d’Huez. Résultat, le Colombien a brisé la vitre arrière de la voiture avec son visage et a dû quitter les routes du Tour de France.

Malgré tout, le directeur de course de la Grande Boucle Thierry Gouvenou s’est montré plutôt satisfait de la gestion des quelque 500.000 personnes présentes dans les 21 lacets de l’Alpe d’Huez au micro de la RTBF. « C’est toujours un moment très intense. On sait que c’est le rendez-vous de tous les supporters. Ils viennent en masse », analyse le Français.

Si la ferveur donne des images impressionnantes et que les coureurs doivent sans doute profiter de l’ambiance tant que la course n’est pas gênée, Gouvenou reconnaît que c’est difficile de gérer un nombre aussi important de spectateurs : « Il y a un nouveau public qui est aussi plus jeune, plus festif. Et donc on doit gérer ça. Alors, ça peut donner l’impression que c’est un petit peu le bazar par moments. Mais il faut dire qu’il y a tellement, tellement de monde. On parle de centaines de milliers de spectateurs ».

« Le bilan, au final, malgré l’accident de Rubio, est quand même assez positif », reconnaît donc Thierry Gouvenou. « On a quand même moins d’excités qui courent à côté des coureurs. Les coureurs ont réussi à passer. Parfois c’était serré, mais ils ont réussi à passer.

Malgré tout, il admet que ce type d’image n’est pas forcément positive et que certains coureurs ont pu être gênés dans l’ascension, ce qui est problématique pour l’équité de la course : « C’est sûr que ce ne sont pas des conditions 100 % idéales si on parle de respect de la régularité à tous les endroits. Il y a des moments, je sais qu’il y a des coureurs qui sont gênés. Mais il faut aussi admettre que lorsqu’il y a tant de monde, ce n’est pas facile d’être derrière chaque spectateur ».