Paul Seixas, leader du classement général, a profité d’une descente technique pour fausser compagnie à Primoz Roglic et Florian Lipowitz, franchissant la ligne avec vingt secondes d’avance sur eux. Une offensive qui n’était pas le fruit du hasard : « Moi je m’en foutais de la gagne. Je voulais juste reprendre du temps pour leur mettre si possible un petit coup au moral et leur faire comprendre que ça n’allait pas être si facile que ça. »
Face aux assauts répétés de la formation Red Bull-Bora Hansgrohe durant l’étape, Seixas a fait preuve d’un sang-froid impressionnant pour son âge : « Je savais qu’ils allaient vouloir m’attaquer, mais je ne pensais pas de si loin. J’ai contrôlé, je ne me suis pas affolé, je voulais en garder pour le final. Je connaissais le parcours avec l’équipe […] je me suis dit que je pouvais tenter le coup, sachant qu’ils n’ont pas tous un excellent niveau en descente. »
Interrogé sur les risques pris lors de sa plongée vers l’arrivée, le coureur de 19 ans a balayé toute idée d’imprudence, préférant parler de maîtrise technique : « Je n’ai pas pris tous les risques, je la connaissais. Je me fais confiance, en ce moment j’ai un bon niveau en descente. C’est assez psychologique. » Selon lui, malgré l’impression visuelle de danger, « c’était calculé » et aucune part n’a été laissée à l’improvisation.
Fort de ses 2’19 d’avance sur Roglic, Seixas aborde désormais le week-end final avec une sérénité affichée. Soutenu par des équipiers qu’il juge « très solides », il se sent prêt à encaisser les dernières attaques de ses poursuivants : « Jusqu’à maintenant, ils n’ont pas réussi à me faire céder. Je me sens confiant et solide. »













