C’est une infirmerie qui commence à se remplir pour le « Wolfpack ». Alors que le Tour de Valence s’élance, la formation belge doit composer sans Louis Vervaeke, touché au genou après une chute au GP Castellón, ni Paul Magnier, ménagé suite à un refroidissement. Si ces deux absences sont qualifiées de « problèmes mineurs » par le PDG Jürgen Foré, un dossier beaucoup plus préoccupant occupe l’encadrement médical : l’état de santé de Tim Merlier.
Le sprinteur belge traverse une période de doutes depuis près de deux mois. Si un premier souci au genou gauche en décembre semblait résolu, c’est désormais le genou droit qui s’avère récalcitrant. Malgré une reprise prudente lors du stage de janvier, la douleur a fait sa réapparition mercredi dernier : « Nous sommes intervenus immédiatement, avons soigné à nouveau le genou et lui avons prescrit dix jours de repos. Lundi prochain, nous verrons si le problème est résolu », précise Jürgen Foré.
La pathologie reste toutefois singulière : le coureur ne ressent aucune gêne dans la vie quotidienne, mais la douleur devient bloquante dès qu’il s’agit de pédaler : « Ce n’est pas une blessure grave, juste une gêne », tempère le PDG. « Tim peut marcher et courir sans douleur, mais il ressent une gêne lorsqu’il fait du vélo. Nous en connaissons la cause, et l’équipe médicale a décidé d’adopter une approche très prudente, basée sur le repos et les exercices. »
Les conséquences sur le calendrier de Merlier sont déjà lourdes. Après les forfaits actés pour l’AlUla Tour et l’UAE Tour, l’indisponibilité du coureur va désormais s’étendre au-delà de février : « Le week-end d’ouverture est impossible pour Tim », confirme Foré. « Tim n’a pas pu s’entraîner sans douleur depuis deux semaines. Il ne pourra pas courir avant mi-mars, voire fin mars au plus tôt, mais nous ne voulons pas nous engager sur une date ou une course précise. » L’encadrement refuse de précipiter son retour et attend le feu vert médical espéré pour lundi afin de lancer, enfin, sa préparation.
Malgré la perte temporaire de son finisseur le plus prolifique en début de saison, Jürgen Foré refuse de céder au pessimisme. Il rappelle que d’autres coureurs ont su saisir leur chance lors des premières échéances mondiales : « C’est forcément frustrant, car Tim est un coureur qui gagne souvent et qui s’impose toujours rapidement en début de saison, mais nous avons encore de bons coureurs en réserve qui doivent maintenant prendre le relais. Au Tour Down Under, nous avons terminé sixième et huitième du classement général avec Andrea Raccagni et Filippo Zana, donc les choses se sont déroulées comme prévu. »













